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02/01/2017

Notre Nuit est aussi Notre Soleil

« La visibilité de la modernité technicienne est perçue par les futuristes en général, et par Russolo en particulier dans son examen phénoménologique des événements sonores, comme une chance pour l'esprit, car c'est dans cette incarnation concrète du devenir que peuvent se penser comme constitutives de notre histoire les forces qui travaillent au plus profond de la matière. Ces forces, qui existèrent le plus souvent dans l'ombre et qui utilisèrent les voies souterraines pour affirmer leur être propre, s'exprimèrent généralement dans la nuit du monde. Mais cette nuit était déjà à l'époque lumière, lumière de la vie, de l'art et de l'action, une nuit porteuse du futur du monde. « Notre nuit est notre soleil », comme le dira d'ailleurs magnifiquement Marinetti. Nous pourrions, à notre tour, redire ainsi que la voie qui caractérise l'esprit du futurisme est inscrite dans cette capacité à faire luire la lumière en plein cœur de la nuit. Depuis les origines, affirme d'une certaine manière le Manifeste futuriste, nous sommes dans la nuit d'une provenance et d'un destin, et de ce fait la tragédie de notre présence au monde est inscrite à la source même de nos vies. De cela, le futurisme en est particulièrement conscient, c'est même l'articulation majeure de sa pensée. L'essence de la modernité réside donc dans sa provenance, elle est un processus de continuité permanente, le règne de la technique est donc en dernière analyse l'expression la plus parfaite de notre origine ; notre monde technique est (à son insu, ou pour mieux dire invisiblement) une herméneutique de l'étant. Mais cette herméneutique épuise le verbiage des pensées frileuses. Encore une fois, selon l'injonction célèbre du Manifeste futuriste de 1909, « osons ébranler les portes de la vie », ce qui signifie qu'il n'y a pas lieu de refuser, en son principe, qu'une pensée préoccupée de comprendre vraiment ce qui arrive doive s'efforcer de reconstituer, plus profond que le cours apparent des événements et des idéologies, une histoire plus secrète. C'est de cette histoire secrète que le futurisme invita et invite encore et toujours, par son art, dont L'Art des bruits représente la forme la plus exaltante, ceux qui le désirent à devenir les opérateurs effectifs. Retenons de la pensée futuriste qu'il n'y a qu'une origine, celle de la lumière rayonnant dans l'espace de l'énergie du logos. C'est pourquoi il faut se garder aussi bien d'en confondre que d'en séparer le lieu de la provenance. Notre origine est aussi notre devenir, notre source est notre futur ! » 

Jean-Marc Vivenza, L’Art des bruits, art actuel, n°76, 2000, pp. 47-51. 

http://clavisaurea.hautetfort.com/archive/2013/10/06/juli...

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26/12/2015

La divine liturgie dans le Sanctuaire du cœur

« De quoi se compose le « médicament » qu’il nous faut prendre ?

Il contient trois substances :

_1°) l’examen de soi-même ;

_2°) la consécration

_3°) la communion

 Ce n’est que dans ces conditions, et dans ces conditions seulement, que l’âme pourra alors, un jour lorsqu’elle en sentira le temps venu et qu’une sorte d’évidence se sera faite en son esprit en s’imposant à elle, telle une nécessité surnaturelle en s’approchant avec respect et révérence de son autel secret, dresser la nappe blanche sur laquelle doit se dérouler la divine liturgie céleste, en l’entourant des flambeaux lumineux, et, faisant monter son encens par la prière et l’invocation, procéder à la célébration de la divine liturgie de l’Eglise intérieure dans le Sanctuaire invisible. »

JMV « La divine liturgie dans le Sanctuaire du cœur »

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14/12/2015

Condamné à la mort, l’homme s’est ainsi regardé comme un esclave, une créature enchaînée et contrainte, un « détenu métaphysique »

« Dépourvu d’indépendance, de liberté ontologique, condamné à la mort, l’homme s’est ainsi regardé comme un esclave, une créature enchaînée et contrainte, un « détenu métaphysique ». Il faudrait, ainsi, être aveugle pour nier la tristesse de l’état dans lequel nous nous trouvons. (…) Il faudrait être aveuglé pour nier l’évidence d’une ingrate et pénible situation, d’un affligeant état dont la charge pèse très lourdement sur les âmes meurtries et affectées. »

 J-M Vivenza, « La Clé d’or et autres écrits maçonniques », extrait

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