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26/06/2014

Elus Coëns de l'Univers et Régime Ecossais Réctifié

"La Loge est en fait l'image du cosmos et de son drame divin; les flambeaux, lorsqu'ils sont allumes, deviennent des "etoiles", etoiles qui sont le signe que le travail s'accomplit dans le monde visible et invisible"

"Ainsi s’imposait que puisse être érigé un Ordre initiatique d’essence chevaleresque, mais d’une chevalerie toute spirituelle car destinée à livrer une bataille subtile se situant dans l’invisible, capable de lutter, non pour rétablir un Ordre matériel disparu à la faveur de l’Histoire au XIIIe siècle, mais contre les reliquats de la dégradation originelle, en engageant un combat susceptible de réduire et abattre les forces malsaines qui enserrent les êtres dans les obscurs cachots du domaine des ombres depuis la Chute."

"D'ailleurs, il importe de le noter, ce programme de la "Reintegration", sous la forme d'un ensemble theorique et pratique, structure et impressionnant de par sa subtile connaissance des choses cachees, va devenir le fondement essentiel de la pensee Willermozienne, et naturellement, conduire l'initie lyonnais a constituer, a terme, le Regime Ecossais Rectifie pour qu'il devienne, concretement, un efficace instrument de preservation, le "conservatoire" vivant de l'enseignement detenu par les Reaux-Croix, et, de ce fait, l'actif depositaire de la doctrine martinesienne ainsi que de "l'influence spirituelle" Coen authentique et veritable qu'il reste, et restera le seul sur le plan historique, quoique bien malgre lui la plupart du temps, a detenir validement et legitimement de par le caractere ininterrompu de la chaine le reliant a l'Ordre des Chevaliers Macons Elus Coens de l'Univers." 

J-M Vivenza 

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A propos de la Chose...

" Or, disons-le fortement, si les rites, instructions et cathéchismes de l’Ordre des Elus Coëns, contiennent effectivement des éléments empruntés à un certain courant à l’intérieur duquel Cornelius Agrippa occupe une place non négligeable, cependant en aucun cas le but, nous disons bien le « but » des opérations enseignées par Martinès, c’est-à-dire l’objectif visé et entrevu par les Réau-Croix, ne relève pas de la magie, fusse-t-elle « angélique » ou « divine ». Les opérations, au sommet de l’Ordre, il importe d’y insister tant la question est centrale, sont subordonées à la manifestation de la « Chose » qui n’est autre que la Sainte Présence de Jésus-Christ. 
Convoquant dans certaines circonstances, les anges afin qu’ils l’aident à accomplir son travail, l’élu s’adonnait donc surtout, et tout d’abord à d’intenses purifications, implorant le secours du Compagnon fidèle qui lui fut attribué par l’Eternel de manière à ce qu’il intercede pour lui auprès du Très-Haut et qu’ensuite, seulement, béni et sanctifié, il soit en mesure de s’avancer, en tremblant, devant la « Sainte Présence » du Verbe."

( Citons de nouveau, tant elle est importante, cette explication que donna Robert Amadou concernant la nature de la « Chose », qui éclaire grandement et magnifiquement la nature de ce qui fut un objet constant de contresens, d'incompréhensions diverses, un concept obscur et nébuleux, suscitant d'énormes confusions : « La Chose est, pour Martinez de Pasqually et ses disciples, l'unum necessarium d'où tout découle et à quoi tout s'oriente. À quoi et à qui. La Chose est l'ordre des Élus Coëns, c'est le Temple et tout symbole associé, par métonymie. La Chose est, en effet, pour récapituler, la présence de Dieu, son omniprésence, quand on suit les règles, sous des espèces hiérarchisées. La Chose est la Gloire, ou la Chékhinah, la Sagesse, la Sophia, de son nom technique, l'esprit bon compagnon, le logos loquace et le Saint-Esprit vivificateur qui procède du Père et que le Fils envoi » Robert Amadou, Introduction aux angéliques, CIREM, 2001). À l'occasion d'une émission radiophonique, « Les Vivants et les Dieux », Robert Amadou reviendra encore sur cette question « sensible entre toute, et développera, plus encore, son analyse, mettant en lumière le lien intime liant la « Chose » avec la Sophia : « Qu'est-ce que la Chose ? On pourrait croire qu'il s'agit du Christ et certains historiens ont pensé que le but dernier de l'Ordre des élus Coën était d'évoquer le Réparateur, comme ils disaient, c'est à dire Jésus-Christ lui-même, en personne. Je crois que c'est là tomber dans une confusion à laquelle peut inciter en effet l'articulation un peu bancale de l'appartenance de l'appartenance à l'église catholique romaine et de l'appartenance à l'Ordre des élus Coën. La Chose n'est pas la personne de Jésus-Christ, la Chose n'est pas un ange d'une classe si élevée soit-elle, et de toute façon, l'homme ne peut pas convoquer les anges des classes les plus élevées. La Chose n'est pas Jésus-Christ, c'est la présence de Jésus-Christ. Vieille notion, présence réelle, que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, la Chékhinah, et qui dans la tradition helléno-juive, ou helléno-chrétienne, prend le nom de Sophia ou Sophie, la Sagesse. J'identifie la Chose – la Chose qui est la Cause – avec cette présence de Dieu, présence de Dieu en Jésus-Christ, qui devient sensible parce qu'avec Jésus-Christ va particulièrement la Sagesse ; la Sagesse de Dieu étant à la fois le Verbe lui-même, mais aussi comme la parèdre du Christ, le Verbe incarné, non pas sa moitié ni une quatrième personne, mais comme son double, mieux son enveloppe, tantôt seule, suffisante au besoin ou précurseur, tantôt concomitante. Cette Chose se manifeste par des signes spécifiques. Il n'est pas toujours facile de savoir... Il n'est pas toujours facile de savoir la présence ni non plus la nature. 
(R. Amadou, « Les vivants et les dieux, symboles et religions », émission de Michel Cazenave, France-Culture, le 4 mars 2000, in Bulletin Martinès de Pasqually, n°10, p 9,) » )

J-M Vivenza « Les élus cöens et le Régime Ecossais Rectifié. »

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