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13/05/2015

Le Régime Ecossais Rectifié, détenteur de la doctrine, héritier de la transmission, porteur et dépositaire de la filiation du Haut et Saint Ordre

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« Cet Ordre, mystérieux s’il en est, se nomme donc le « Haut et Saint Ordre », ce Saint Ordre, nous est-il même précisé, « se plaît à répandre de temps en temps quelques rayons de lumière », sans doute afin d’éclairer ceux qui cherchent dans les ténèbres pour qu’ils s’approchent de la Vérité. (…) le Haut et Saint Ordre auquel est rattaché, et sur lequel se fonde le Régime Ecossais Rectifié, qui en explique même la raison d’être, est détenteur de la doctrine de Martinès de Pasqually. (…) De ce fait, « l’Ordre substitué », pour reprendre la judicieuse expression utilisée par Robert Amadou pour désigner le Régime Ecossais Rectifié, se « substitue » aux élus coëns , nous le comprenons assurément, mais pour effectuer quelle mission ? (…) pour être le conservateur, le gardien et le continuateur du Haut et Saint Ordre. Cette fonction de conservation constitue un e charge sacrée d’autant plus impressionnante que sous cette appellation, Willermoz pense à l’Ordre des élus de l’Eternel, c’est-à-dire à la sainte et pieuse société religieuse qui traverse les siècles depuis les origines, formée par les Justes, les Patriarches et les Prophètes, qui surent, après le repentir de notre premier parents selon la chair, Adam, et depuis son fils bien aimé Abel qui célébrait le vrai culte, en passant par Seth, Elie, Enoch, Melchisedech, Abraham, Moïse, David, Salomon et Zorobabel, jusqu’au Christ qui le rendit absolument parfait, préserver, maintenir et transmettre l’authentique sacerdoce primitif, lignée religieuse à laquelle se rattache donc aujourd’hui, par l’intermédiaire providentiel de l’Ordre des élus cöens, la classe non ostensible de l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, et par elle le Régime Ecossais rectifié dans son ensemble.

C’est pourquoi, et ceci est une évidence, le Régime Ecossais Rectifié n’est pas « non apocryphe » parce qu’il serait chrétien même si c’est sa nature spirituelle la plus profonde, mais parce qu’il est détenteur de la doctrine, héritier de la transmission, porteur et dépositaire de la filiation du Haut et Saint Ordre que cultivent, et préservent secrètement, les Grands Profès du régime. »

 

  Jean-Marc Vivenza,(« Les élus cöens et le Régime Ecossais Rectifié », extrait.)

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21/02/2015

L’ange est le récipient de la lumière divine, le cœur de l’homme en est l’organe et le modificateur

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« L’ami fidèle qui nous accompagne ici-bas dans notre misère, est comme emprisonné avec nous dans la région élémentaire, et quoi qu’il jouisse de sa vie spirituelle, il ne peut jouir de le lumière divine, des joies divines, de la vie divine que par le cœur de ce même homme qui fut choisi pour être l’intermède universel du bien et du mal. Nous attendons de cet ami fidèle tous les secours, toutes les protections, tous les conseils qui nous sont nécessaires dans nos ténèbres, et toutes les vertus pour subir le décret de notre épreuve à laquelle il n’a pas le droit de rien changer ; mais il attend de nous en récompense, que par le feu divin dont nous devrions être embrasés, nous lui fassions éprouver la chaleur et les effets de ce soleil éternel dont il se tient éloigné par la pure et vive charité qui l’anime en faveur de la malheureuse humanité.

C’est pour cela que J.C. dit, dans St.Mathieu, 18, 10 : ne méprisez aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon père qui est dans les cieux. Ils ne voient la face de Dieu, que parce que les enfants qu’ils accompagnent ont le cœurs pur et c’est, et c’est le cœur pur de ces enfants qui sert d’organe à ces anges, puisqu’ils ne sont pas dans le ciel où est le père. Mais réciproquement le cœur de l’homme n’est pur que quand il est fidèle à la voix de son ange ; c’est-à-dire en d’autres paroles quand l’homme est redevenu enfant, et qu’il fait en sorte que son ange ait la liberté de voir la face de Dieu.

Aussi y a –t-il un grand sens dans ces paroles de J.-C., même chapitre, verset 3 : si vous ne devenez comme des petits enfants, vous n’entrerez point dans la royaume des cieux. L’ange est la sagesse, le cœur de l’homme est l’amour. ; L’ange est le récipient de la lumière divine, le cœur de l’homme en est l’organe et le modificateur. Ils ne peuvent se passer l’un de l’autre et ils ne peuvent être unis que dans le nom du seigneur, qui est à la fois l’amour et la sagesse, et qui les lie par là dans son unité. Nul mariage comparable à celui-là ; et nul adultère comparable à celui qui altère un pareil mariage ; aussi est il dit, Mathieu, 18, 6, que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint.

(…) Tout est vif dans cette triple alliance, tout y est esprit, tout y est Dieu, tout y est parole : comment l’ennemi pourrait-il jamais en approcher ?

Ô homme ! Si tu aperçois le moindre rayon de cette haute lumière, ne perds pas un moment pour accomplir toutes les lois qu’elle t’impose, et pour te rendre aussi vif, aussi actif, et aussi pur que les deux correspondances entre lesquelles tu te trouves placé ; ce sera le moyen d’accélérer ta régénération, et de te préparer d’avance un lieu de repos pour le temps à venir.

Tu es la lampe, l’esprit est l’air, la chaleur douce et vivante, et la sainte clarté de cette huile qui doit nécessairement passer par toi pour y parvenir.

Dans cette opération l’homme devient une véritable lumière au milieu des ténèbres, il ne devient cette véritable lumière, que parce qu’il manifeste la principe vivant qui veut bien la lui procurer et la faire passer par son cœur ; ainsi l’homme peut grandement se réjouir, mais il ne peut pas se glorifier ; enfin l’ange est comblé de  consolations et de jouissances ; et au moyen des joies divines que nous lui procurons, il se lie et s’attache d’autant plus à nous, tant par as vive charité naturelle, que par le besoin d’augmenter son propre bonheur. De son côté la Divinité ne cherche continuellement qu’à percer de plus en plus dans le cœur des hommes, pour étendre sa gloire, sa vie et sa puissance, et en remplir l’ange qui la désire si ardemment. »

Louis-Claude de Saint Martin ( Le Nouvel Homme, chap.2, extrait.)

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11/02/2015

Papus à propos du Martinésisme et de la Théurgie des Elus Coëns de l'Univers

« En quoi consistait donc le Martinésisme ?

En l’acquisition, par la pureté corporelle, animique et spirituelle des pouvoirs qui permettent à l’homme d’entrer en relation avec les êtres invisibles, ceux que les églises appellent les anges, et de parvenir ainsi, non seulement à la réintégration personnelle de l’opérateur, mais encore à celle de tous ses disciples de bonne volonté.

Martines faisait venir dans la salle des séances ceux qui lui demandaient la lumière. Il traçait les cercles rituéliques, il écrivait les paroles sacrées, il priait avec humilité et ferveur, agissant toujours au nom du Christ, ainsi qu’en ont témoignés tous ceux qui ont assisté à ses opérations et qu’en témoignent encore tous ses écrits.

Alors les êtres invisibles apparaissaient, toujours en pleine lumière. Ces êtres agissaient et parlaient : ils donnaient des enseignements élevés, invitaient à la prière et au recueillement, et cela, sans médiums endormis, sans extases ni hallucinations maladives.

 Quand l’opération était terminée et que les êtres invisibles avaient disparu, Martines donnait à ses disciples le moyen d’arriver eux-même à produire, seuls, les mêmes résultats. Ce n’est que lorsqu’ils avaient obtenu, seuls, l’assistance réelle de l’Invisible, que Martines leur délivrait le grade de Rose-Croix, ainsi que le montrent avec évidence, ses lettres. »

PAPUS ( "Martinésisme, Willermosisme, Martinisme et franc_maçonnerie, extrait.)

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