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14/01/2015

Ce lieu est celui où règne le silence nocturne, là où s’enracinent les premières lumières de la pensée matinale du Logos.

« Lorsque Martin Heidegger écrit, que « l’essence du Dasein consiste en son existence », il faut laisser de côté le sens qu’a ce mot dans la philosophie classique : acte premier qui situe un être hors du néant, hors de ses causes, et le comprendre comme cette possibilité qui caractérise l’homme d’expérimenter une ouverture où il doit se soumettre dans le dépouillement de toute chose, lieu « dans l’ouverture duquel l’être lui-même se dénonce et se cèle, s’accorde et se dérobe. »

Cet espace, ce lieu, est celui où règne le silence nocturne des vérités impensables, inexprimables, là où la pensée retourne en son silence originel ; l’existence dans la plénitude de son inexistence. Moment non manifesté, « non né », « non advenu ». Temps inexistant pour un lieu sans localisation. Pour une parole vide de son silence, un dire vide du vide lui-même. Un inconnu à jamais indicible et obscur, une ténèbre insondable et invisible. L’intense abîme du néant en son rien. En cet informulable où prend source toute pensée de la non-pensée, où s’origine le contact ontologique fondamental, où s’enracinent les premières lumières de la pensée matinale du Logos. La patrie nécessairement oubliée de l’Être. »

 Jean-Marc Vivenza, La Clé d’Or et autres écrits maçonniques, extrait.

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04/01/2015

L’initiation authentique recherche l’ultime

10444004_10152320479349821_8672446987512929566_n.jpg« L’entrée dans le secret ne connaît pas d’autre recette dont la magie séduisante prétendrait produire une connaissance ineffable. L’initiation authentique recherche l’ultime, c’est sa vocation et son objectif le plus propre. Elle est ordonnée à une fin qui l’oriente , originairement, vers l’essence primitive des êtres. Qu'elle ait pu, suite aux aléas du temps, se trouver vidée de son objectif caractéristique au profit de certitudes méconnaissant les vérités ultimes de l'enseignement, voire les refusant en les regardant parfois même comme des erreurs, cela a de quoi surprendre et attrister, mais au fond peu importe: 

Le chemin de l’esprit reste ouvert à toutes les âmes pures cherchant d’un cœur sincère, sachant que « l’Être plein de majesté qui créa l’univers par un acte de sa volonté, le conserve par un effet de son action continue, qui remplit notre cœur, mais que notre esprit borné ne peut concevoir, ni définir. » ( in Rituel du grade d’Apprenti du Régime Ecossais Réctifié, rédigé en Convent Général de l’Ordre en l’an 1782, version complétée par J-B Willermoz et communiquée par lui en 1802.)

 Jean-Marc Vivenza «  La Clé d’or , et autres écrits maçonniques », extrait.

Le silence transcende comme la nuit toute image

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« Le silence transcende comme la nuit toute image, il est le prélude à tout commencement et à tout aboutissement de l’œuvre, de même que l’oiseau qui prend son souffle et régénère sa vie avant le lever du soleil en est le symbole, il borne le chemin de la remontée à l’évidence, il est recueillement et attention, attente et écoute approfondie ; se donnant comme une « Présence », il est à la fois source première et terre natale par excellence de la pensée essentielle, le fond originelle d’où elle provient, nous donnant de comprendre pourquoi faut-il pour qu’il puisse éclore en son retrait, que se déchire le voile qui le dérobe habituellement à notre conscience préoccupée par le monde : « Ce n’est que dans le calme de notre matière que notre pensée se plaît ; ce n’est que dans le calme de l’élémentaire que le supérieur agit. Ce n’est que dans le calme de notre pensée que notre cœur fait de véritables progrès ; ce n’est que dans le calme du supérieur que le divin se manifeste ». ( L-C de Saint Martin, l’Homme de désir, chant 59, 1790.)

 Jean-Marc Vivenza «  La Clé d’or , et autres écrits maçonniques », extrait.