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10/06/2015

La création matérielle, à la lumière de Martines de Pasqually.

 

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« Ces premiers esprits ayant conçu leur pensée criminelle, le Créateur fit force de lois sur son immutabilité en créant cet univers physique en apparence de forme matérielle, pour être le lieu fixe où ces esprits pervers auraient à agir et à exercer en privation toute leur malice. Il ne faut point comprendre dans cette création matérielle l’homme, ou le mineur, qui est aujourd’hui au centre de la surface terrestre, parce que l’homme ne devait faire usage d’aucune forme de cette matière apparente, n’ayant été émané et émancipé par le Créateur que pour dominer  sur tous les êtres émanés et émancipés avant lui. Ce mineur ne fut émané qu’après que cet univers fut formé par la toute-puissance divine pour être l’asile des premiers esprits pervers et la borne de leurs opérations mauvaises, qui ne prévaudront jamais contre les lois d’ordre que le Créateur a données à sa création universelle. Il avait les mêmes vertus et les mêmes puissances que les premiers esprits, quoiqu’il ne fut émané qu’après eux. Il devint leur supérieur et leur aîné par son état de gloire et la force du commandement qu’il reçut du Créateur. Il connaissait parfaitement la nécessité de la création universelle, il connaissait de plus l’utilité et la sainteté de sa propre émanation spirituelle, ainsi que la forme glorieuse dont il était révêtu pour agir dans toutes ses volontés sur les formes corporelles actives et passives. C’était dans cet état qu’il devait manifester toute sa puissance pour la plus grande gloire du Créateur, en face de la création universelle, générale et particulière. »

Martines de Pasqually, « Traité sur la réintégration des êtres, § 6 La création matérielle »

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14/05/2015

"du plus profond de notre abîme de misère, nous sommes soumis au péché et foncièrement dégradés jusqu'à la consommation des siècles"

 "Nous pourrons seulement aider, et rien de plus, à ce qu'advienne cette guérison par la descente de la grâce, en appelant de nos vœux, du plus profond de notre abîme de misère, la miséricorde du Seigneur, car en nous, en notre essence charnelle, impure et souillée de par la désobéissance d'Adam qui se lia avec l'ennemi de Dieu en aliénant sa volonté aux séductions du Malin, ne subsiste rien de bon ni de saint; selon la chair nous sommes, et toutes les générations avec nous, c'est-à-dire la totalité des fils d'Adam jusqu'à la consommation des siècles, soumis au péché et foncièrement dégradés, dominés et terrassés par les forces de la prévarication, vaincus par les séductions de l'ennemi, réduits en esclavage sous le joug de la chair pécheresse. La créature est donc, depuis le crime de son premier père, d'elle-même incapable d'un seul mouvement pur et sincère, tout en elle est placé sous la domination du mensonge, de l'hypocrisie, de la fausseté et de la trahison, tout est, dans les êtres issus de la génération adamique, flétri, vicié et enténébré par l'effet d'une corruption radicale."

J-M Vivenza (Le Culte en "Esprit" de l'Eglise intérieure, extrait.)

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13/05/2015

"l’état primitif" est celui de l'homme "revêtu de toute la splendeur de sa lumière"

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« Pour Louis-Claude de Saint-Martin, la lumière céleste constitue en fait la substance du "cercle divin". Il s'en explique ainsi: "Pourquoi aurions-nous été détachés de ce cercle de l'immensité divine en qualité de signes ou de témoins, si ce n'est pour répéter dans les régions où la Sagesse nous envoyait, ce qui se passait dans le cercle divin. "La tâche de l'initié est dès lors, de recevoir la Lumière " que les ténèbres n'ont pas comprises", selon l'expression évangélique et, nous dira Saint-Martin, de dissoudre "ce principe de ténèbres innombrables, multitudes de combinaisons différentes qui tendent toutes à obscurcir la simplicité de la lumière." C'est ainsi seulement que la lumière peut "luire dans les ténèbres" et "ordonner le chaos", pour reprendre maintenant une expression maçonnique bien connue.

La finalité spirituelle de la tradition judéo-chrétienne, à laquelle se réfèrent de façon complémentaire Martinez et Saint-Martin, se concrétise dans l'obtention du corps de résurrection, corps glorieux de la réintégration. C'est bien là le corps lumineux de la "caro spiritualis christi" et non le corps pondéral somatique destiné à la dissolution. Saint-Martin citera, à ce propos, l'apôtre des Gentils : "la chair et le sang ne sauraient hériter du royaume de Dieu.""l’état primitif", toujours dans la perspective de Saint-Martin, est celui de l'homme "revêtu de toute la splendeur de sa lumière". Le corps glorieux est un corps de lumière. »

 ( Jean Tourniac, "Les Tracés de Lumière", extrait cité par J-M Vivenza dans "Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié").

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