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08/10/2015

Fais donc en sorte de n'être plus que douleur, que soupirs, que lamentations car ce n'est plus que de cette manière-là que tu peux aujourd'hui être l'image et la ressemblance de Dieu.

"Songe, âme de l'homme, que c'est le Dieu même qui pleure en toi, pour que tu puisses, par ses propres douleurs, parvenir aux consolations. Songe qu'il pleura avant de dire à Lazare : Levez-vous. Songe qu'il pleure à tout instant dans tout ton être, et qu'il ne cherche qu'à établir son propre jeûne ou sa propre pénitence dans ton centre élémentaire, dans ton centre spirituel, et dans ton centre Divin. Si Dieu pleure en toi, comment te refuserais-tu à pleurer avec lui, comment t'opposerais-tu à laisser librement circuler en toi, ces torrents enflammés de la pénitence sacrée, dans lesquels l'éternel amour t'engage à faire ta demeure avec lui-même, pour qu'ensuite tu fasses aussi ta demeure avec lui dans l'allégresse et dans la vie. Fais donc en sorte de n'être plus que douleur, que soupirs, que lamentations car ce n'est plus que de cette manière-là que tu peux aujourd'hui être l'image et la ressemblance de ton Dieu."

 Louis Claude de Saint-Martin, Le Nouvel Homme.

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19/09/2015

Appelons cette force supérieure pour qu’elle vienne se joindre à celle de cet ami fidèle, et à la nôtre, afin que cette triple puissance tombe comme une foudre sur l’adversaire.

« N’oublies pas qu’il y a deux portes dans le cœur de l’homme ; l’une inférieure, et par laquelle il peut donner à l’ennemi l’accès à la lumière élémentaire, dont il ne peut jouir que par cette voie ; l’autre, supérieure, et par laquelle il peut donner à l’esprit renfermé avec lui l’accès à la lumière divine qui ne peut ici-bas lui être communiquée par ce canal. Si au lieu d’ouvrir la porte supérieure pour la consolation de l’ami qui est renfermé avec toi dans ta prison, tu ouvres la porte inférieure, et que tu donnes accès en toi à ton adversaire, tu deviens un champ de bataille où ton ami fidèle, déjà en privation par sa charité pour toi, est encore exposé tantôt à un combat cruel, tantôt à des attaques déchirantes, quand il voit que tu déclares aussi contre lui, et toujours à une situation lamentable par l’horrible voisinage que tu lui as procuré, et par la malheureuse nécessité où il est par ta négligence, ou par tes crimes, de demeurer auprès de son ennemi, et du tien, de se trouver renfermé dans la même enceinte, de le voir journellement te corrompre par son infection, et d’être obligé de respirer ces influences pestilentielles. » ( L-C de Saint-Martin, Le Nouvel Homme § 33.)

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 De la sorte, loin d’admettre qu’il puisse en être ainsi, c’est-à-dire que la sentence de condamnation soit définitive et immuable, Saint-Martin nous invite instamment à appeler la force supérieure salvatrice, la triple puissance libératrice capable de nous extraire de notre prison, de briser les liens, et de rendre, enfin, à notre ange l’air « céleste et divin » qui était son séjour originel :

 « Détournons les yeux de ce tableau, ou du moins ne le contemplons qu’autant qu’il nous est utile et nécessaire pour appeler en nous une plus grande force que celle qui nous reste, après les torts considérables que nous aurions déjà eus envers notre fidèle ami ; appelons cette force supérieure pour qu’elle vienne se joindre à celle de cet ami fidèle, et à la nôtre, afin que cette triple puissance tombe comme une foudre sur le déprédateur, et le funeste ennemi que nous avons laissé entrer en nous, afin qu’elle le fasse rentrer dans ses abîmes, et qu’elle referme ensuite sur lui d’une manière sûre cette porte inférieure que nous n’aurions jamais dû lui ouvrir. Voilà en effet quelle est l’œuvre du nouvel homme pendant son séjour dans le désert, c’est d’obtenir d’en haut une clef puissante pour lier l’ennemi dans ses cavernes ténébreuses, c’est de séparer le pur de l’impur, comme il avait été recommandé aux Hebreux, c’est de rendre la respiration de l’air céleste et divin à cet ami fidèle, à qui le premier homme fait continuellement respirer un air infect depuis le crime ; enfin c’est d’arracher des mains de l’ennemi les portions des trésors divins, et les étincelles de la vérité même que nous lui avons laissé quelquefois dérober, en ouvrant si impudemment notre porte supérieure, sans avoir pris la précaution de chasser l’ennemi  dans ses abîmes, et de fermer soigneusement sur lui la porte inférieure. » ( L-C de Saint-Martin, Le Nouvel Homme § 33.)

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 Jean-Marc Vivenza (Louis-Claude de Saint-martin et les Anges, Arma Artis.)

28/06/2015

La prévarication a fait descendre l’homme sur cette surface et l’a précipité dans un monde tout opposé à celui pour lequel il avait été émancipé

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« Vois donc quels étaient les privilèges que l’Eternel avait accordés à l’homme. Ce sont ces trois mondes, le divin, le surcéleste et le céleste, qui te font connaître les trois règnes spirituels de la Divinité. C’était dans le dernier de ces mondes, ou le céleste, que devait être la demeure du premier mineur. Si ce mineur n’avait point prévariqué, il aurait toujours occupé le centre des quatre régions célestes, comme étant l’être le plus puissant, il aurait actionné et opéré dans ce monde céleste comme pur esprit divin, tout être spirituel aurait obéi à sa pensée et à sa volonté. Oui, si ce premier mineur n’eût point prévariqué, il ne serait jamais devenu habitant de ce monde terrestre matériel, il n’aurait point désuni sa puissance divine quartenaire pour la rendre simplement inférieure et ternaire, ainsi que te le prouve le simple triangle sensible où sont attachés trois corps planétaires, la Lune, Vénus et Jupiter. Mais cette prévarication a fait descendre l’homme sur cette surface et l’a précipité dans un monde tout opposé à celui pour lequel il avait été émancipé. Tu vois en effet que le monde céleste conserve toujours la forme de son origine et sa similitude avec le surcéleste et le divin, mais le monde inférieur n’a qu’une forme matérielle et différente de celle des trois mondes supérieurs. C’est par la désunion que tu aperçois dans le double triangle de ce monde sensible que tu peux concevoir la privation du premier mineur et de ceux qui résident dans ce lieu de ténèbres, privation qui assujettit ces mineurs spirituels aux peines du corps et à celles de l’esprit. Ce cercle sensible est aux mineurs, depuis la prévarication de l’homme, ce que l’immensité surcéleste et l’espace universel sont aux démons. Tu sais néanmoins que l’avantage que les hommes ont sur les démons, c’est de pouvoir à leur gré et à leur volonté, rompre leur borne et de pouvoir actionner comme purs esprits, quoique sujets au temps. Telle est l’idée que tu dois concevoir de la puissance actuelle de l’homme. Quant aux esprits du surcéleste, il est à propos que je t’instruise de leur émancipation, de leurs différentes facultés et de leur puissance, afin que tu voies clairement le véritable rapport et la correspondance qu’ils ont tant avec l’immensité divine qu’avec le monde céleste et avec les mineurs habitants de cette surface céleste. »

 

Martinès de Pasqually ( Traité sur la réintégration des êtres, § 242  « Grand discours de Moïse : Privilèges de l’homme. »)

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