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14/05/2015

"du plus profond de notre abîme de misère, nous sommes soumis au péché et foncièrement dégradés jusqu'à la consommation des siècles"

 "Nous pourrons seulement aider, et rien de plus, à ce qu'advienne cette guérison par la descente de la grâce, en appelant de nos vœux, du plus profond de notre abîme de misère, la miséricorde du Seigneur, car en nous, en notre essence charnelle, impure et souillée de par la désobéissance d'Adam qui se lia avec l'ennemi de Dieu en aliénant sa volonté aux séductions du Malin, ne subsiste rien de bon ni de saint; selon la chair nous sommes, et toutes les générations avec nous, c'est-à-dire la totalité des fils d'Adam jusqu'à la consommation des siècles, soumis au péché et foncièrement dégradés, dominés et terrassés par les forces de la prévarication, vaincus par les séductions de l'ennemi, réduits en esclavage sous le joug de la chair pécheresse. La créature est donc, depuis le crime de son premier père, d'elle-même incapable d'un seul mouvement pur et sincère, tout en elle est placé sous la domination du mensonge, de l'hypocrisie, de la fausseté et de la trahison, tout est, dans les êtres issus de la génération adamique, flétri, vicié et enténébré par l'effet d'une corruption radicale."

J-M Vivenza (Le Culte en "Esprit" de l'Eglise intérieure, extrait.)

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13/05/2015

Le Régime Ecossais Rectifié, détenteur de la doctrine, héritier de la transmission, porteur et dépositaire de la filiation du Haut et Saint Ordre

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« Cet Ordre, mystérieux s’il en est, se nomme donc le « Haut et Saint Ordre », ce Saint Ordre, nous est-il même précisé, « se plaît à répandre de temps en temps quelques rayons de lumière », sans doute afin d’éclairer ceux qui cherchent dans les ténèbres pour qu’ils s’approchent de la Vérité. (…) le Haut et Saint Ordre auquel est rattaché, et sur lequel se fonde le Régime Ecossais Rectifié, qui en explique même la raison d’être, est détenteur de la doctrine de Martinès de Pasqually. (…) De ce fait, « l’Ordre substitué », pour reprendre la judicieuse expression utilisée par Robert Amadou pour désigner le Régime Ecossais Rectifié, se « substitue » aux élus coëns , nous le comprenons assurément, mais pour effectuer quelle mission ? (…) pour être le conservateur, le gardien et le continuateur du Haut et Saint Ordre. Cette fonction de conservation constitue un e charge sacrée d’autant plus impressionnante que sous cette appellation, Willermoz pense à l’Ordre des élus de l’Eternel, c’est-à-dire à la sainte et pieuse société religieuse qui traverse les siècles depuis les origines, formée par les Justes, les Patriarches et les Prophètes, qui surent, après le repentir de notre premier parents selon la chair, Adam, et depuis son fils bien aimé Abel qui célébrait le vrai culte, en passant par Seth, Elie, Enoch, Melchisedech, Abraham, Moïse, David, Salomon et Zorobabel, jusqu’au Christ qui le rendit absolument parfait, préserver, maintenir et transmettre l’authentique sacerdoce primitif, lignée religieuse à laquelle se rattache donc aujourd’hui, par l’intermédiaire providentiel de l’Ordre des élus cöens, la classe non ostensible de l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, et par elle le Régime Ecossais rectifié dans son ensemble.

C’est pourquoi, et ceci est une évidence, le Régime Ecossais Rectifié n’est pas « non apocryphe » parce qu’il serait chrétien même si c’est sa nature spirituelle la plus profonde, mais parce qu’il est détenteur de la doctrine, héritier de la transmission, porteur et dépositaire de la filiation du Haut et Saint Ordre que cultivent, et préservent secrètement, les Grands Profès du régime. »

 

  Jean-Marc Vivenza,(« Les élus cöens et le Régime Ecossais Rectifié », extrait.)

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"l’état primitif" est celui de l'homme "revêtu de toute la splendeur de sa lumière"

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« Pour Louis-Claude de Saint-Martin, la lumière céleste constitue en fait la substance du "cercle divin". Il s'en explique ainsi: "Pourquoi aurions-nous été détachés de ce cercle de l'immensité divine en qualité de signes ou de témoins, si ce n'est pour répéter dans les régions où la Sagesse nous envoyait, ce qui se passait dans le cercle divin. "La tâche de l'initié est dès lors, de recevoir la Lumière " que les ténèbres n'ont pas comprises", selon l'expression évangélique et, nous dira Saint-Martin, de dissoudre "ce principe de ténèbres innombrables, multitudes de combinaisons différentes qui tendent toutes à obscurcir la simplicité de la lumière." C'est ainsi seulement que la lumière peut "luire dans les ténèbres" et "ordonner le chaos", pour reprendre maintenant une expression maçonnique bien connue.

La finalité spirituelle de la tradition judéo-chrétienne, à laquelle se réfèrent de façon complémentaire Martinez et Saint-Martin, se concrétise dans l'obtention du corps de résurrection, corps glorieux de la réintégration. C'est bien là le corps lumineux de la "caro spiritualis christi" et non le corps pondéral somatique destiné à la dissolution. Saint-Martin citera, à ce propos, l'apôtre des Gentils : "la chair et le sang ne sauraient hériter du royaume de Dieu.""l’état primitif", toujours dans la perspective de Saint-Martin, est celui de l'homme "revêtu de toute la splendeur de sa lumière". Le corps glorieux est un corps de lumière. »

 ( Jean Tourniac, "Les Tracés de Lumière", extrait cité par J-M Vivenza dans "Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié").

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