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11/02/2015

Papus à propos du Martinésisme et de la Théurgie des Elus Coëns de l'Univers

« En quoi consistait donc le Martinésisme ?

En l’acquisition, par la pureté corporelle, animique et spirituelle des pouvoirs qui permettent à l’homme d’entrer en relation avec les êtres invisibles, ceux que les églises appellent les anges, et de parvenir ainsi, non seulement à la réintégration personnelle de l’opérateur, mais encore à celle de tous ses disciples de bonne volonté.

Martines faisait venir dans la salle des séances ceux qui lui demandaient la lumière. Il traçait les cercles rituéliques, il écrivait les paroles sacrées, il priait avec humilité et ferveur, agissant toujours au nom du Christ, ainsi qu’en ont témoignés tous ceux qui ont assisté à ses opérations et qu’en témoignent encore tous ses écrits.

Alors les êtres invisibles apparaissaient, toujours en pleine lumière. Ces êtres agissaient et parlaient : ils donnaient des enseignements élevés, invitaient à la prière et au recueillement, et cela, sans médiums endormis, sans extases ni hallucinations maladives.

 Quand l’opération était terminée et que les êtres invisibles avaient disparu, Martines donnait à ses disciples le moyen d’arriver eux-même à produire, seuls, les mêmes résultats. Ce n’est que lorsqu’ils avaient obtenu, seuls, l’assistance réelle de l’Invisible, que Martines leur délivrait le grade de Rose-Croix, ainsi que le montrent avec évidence, ses lettres. »

PAPUS ( "Martinésisme, Willermosisme, Martinisme et franc_maçonnerie, extrait.)

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Accusés d’être des diables par les uns, des cléricaux par les autres, nous resterons simplement des chevaliers fervents du Christ

« En effet, la possession du grade de frère illuminé de la Rose+Croix ne consiste pas en la propriété d’un parchemin et d’un ruban. Elle se prouve seulement par la possession de pouvoirs spirituels actifs que le parchemin et le ruban ne peuvent qu’indiquer. »

(…) « Martines a passé la moitié de sa vie à combattre les néfastes effets de la propagande sans foi de ces pédants des loges, de ces pseudo-vénérables qui, abandonnant la voie à eux fixés par les Supérieurs Inconnus, ont voulu se faire pôles dans l’Univers et remplacer l’action du Christ par la leur et les conseils de l’Invisible, par les résultats des scrutins émanés de la multitude. »

(…) « Mais l’Invisible veille. Ce sont les Illuminés qui ont fait la Maçonnerie , et qui ont choisi la France comme centre supérieur dans le Visible  comme elle l’est dans l’Invisible ; ce sont aussi les Illuminés qui sauveront encore une fois les aveugles et les sourds. »

(…) « Or, cette organisation peut prendre une extension croissante, ou rentrer dans l’ombre et le silence du jour au lendemain, si telle est la nécessité indiquée par l’invisible. C’est là la caractéristique des ordres d’Illuminés. »

 (…) « On ne s’appuie que sur la résistance ; chaque calomnie, c’est une victoire à l’horizon ; et, accusés d’être des diables par les uns, des cléricaux par les autres, et des magiciens noirs ou des aliénés par la galerie, nous resterons simplement des chevaliers fervents du Christ, des ennemis de la violence, des synarchistes résolus, opposés à toute anarchie d’en haut ou d’en bas, en un mot des Martinistes comme l’ont été nos glorieux ancêtres Martines de Pasqually, Claude de Saint-Martin et Willermoz. »

PAPUS ("Martinésisme, Willermosisme, Martinisme et franc-maçonnerie", extraits.)

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09/02/2015

Les membres de la hiérarchie ésotérique, cachés aux yeux des hommes, ne sont connus que de Dieu seul.

«  L’idée shî’ite de la walâyat correspond, sous un de ses aspects, à l’idée de la « communion des saints » dans le christianisme. L’affiliation à ce corps mystique ne suppose ni rituel ni cérémonial d’initiation. C’est le « candidat » qui, en fait, s’engage lui-même, comme jadis l’on engager dans la quête du Graal, ou comme le pèlerin Adam, formulant et renouvelant son engagement  à l’  « Ange », secret de la Pierre Noire qu’il portait avec lui. La réalité du pèlerinage du cœur s’accomplit dans l’invisible qui est le malakût. Ses effets fructifient dans la formation du jism mithâlî, le corps imaginal, et c’est l’ensemble de tous les « corps de lumière » qui forment l’invisible sodalité. Celle-ci a bien une forme, voire une organisation et une structure, mais tout cela dans le malakût : les membres de la hiérarchie ésotérique dont parle la théosophie shî’ite, ne sont connus que de Dieu seul. Et de même que c’est de cette Eglise invisible, Ecclesia spiritualis, qu’il a été dit que « les puissances de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. », de même Qâzî Sa’îd nous a rappelé la parole de l’Imâm Rezâ déclarant que « la Religion divine ne périrait pas, tant que durerait le Temple de la Ka’aba », parole visant le Temple immatériel de la foi, qui a pour garant et gardien le douxième Imâm, l’Imâm caché. Gardien de ce Temple, il est caché aux yeux des hommes, comme l’est le saint Graal, depuis la disparition de celui-ci en la cité spirituelle de « Sarras », c’est-à-dire à la limite du malakût et de notre monde. Et la raison qui de part et d’autre, nous est donné de cette occultation, est la même. Les hommes n’étaient plus dignes ni capables de voir le Graal, de même qu’ils sont devenus indignes et incapables de voir l’Imâm. De part et d’autre, nous sommes invités à méditer une même occultation pesant sur la situation actuelle de notre monde. »

Henry Corbin ( Temple et Contemplation, extrait)

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