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21/02/2015

Nous irons jusqu'aux plus hautes cavernes qui sont très cachées et nous y goûterons le suc des grenades.

"La blanche colombe
Est rentrée dans l'arche avec le rameau, 
Et déjà la tourterelle
A trouvé son compagnon tant désiré
Sur les rives verdoyantes"
(Saint Jean de la Croix, Le cantique spirituel, Strophe XXXIII)

"Jouissons l'un de l'autre, ô mon Bien-Aimé,
Et allons nous voir dans votre beauté,
Sur la montagne et sur la colline
D'où coule l'eau limpide,
Pénétrons plus avant dans la profondeur."
(Saint Jean de la Croix, Le cantique spirituel, Strophe XXXV)

"Et ensuite nous irons
Jusqu'aux plus hautes cavernes de la pierre
Qui sont très cachés,
C'est là que nous entrerons 
Et nous y goûterons le suc des grenades."
(Saint Jean de la Croix, Le cantique spirituel, Strophe XXXVI)

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L’ange est le récipient de la lumière divine, le cœur de l’homme en est l’organe et le modificateur

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« L’ami fidèle qui nous accompagne ici-bas dans notre misère, est comme emprisonné avec nous dans la région élémentaire, et quoi qu’il jouisse de sa vie spirituelle, il ne peut jouir de le lumière divine, des joies divines, de la vie divine que par le cœur de ce même homme qui fut choisi pour être l’intermède universel du bien et du mal. Nous attendons de cet ami fidèle tous les secours, toutes les protections, tous les conseils qui nous sont nécessaires dans nos ténèbres, et toutes les vertus pour subir le décret de notre épreuve à laquelle il n’a pas le droit de rien changer ; mais il attend de nous en récompense, que par le feu divin dont nous devrions être embrasés, nous lui fassions éprouver la chaleur et les effets de ce soleil éternel dont il se tient éloigné par la pure et vive charité qui l’anime en faveur de la malheureuse humanité.

C’est pour cela que J.C. dit, dans St.Mathieu, 18, 10 : ne méprisez aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon père qui est dans les cieux. Ils ne voient la face de Dieu, que parce que les enfants qu’ils accompagnent ont le cœurs pur et c’est, et c’est le cœur pur de ces enfants qui sert d’organe à ces anges, puisqu’ils ne sont pas dans le ciel où est le père. Mais réciproquement le cœur de l’homme n’est pur que quand il est fidèle à la voix de son ange ; c’est-à-dire en d’autres paroles quand l’homme est redevenu enfant, et qu’il fait en sorte que son ange ait la liberté de voir la face de Dieu.

Aussi y a –t-il un grand sens dans ces paroles de J.-C., même chapitre, verset 3 : si vous ne devenez comme des petits enfants, vous n’entrerez point dans la royaume des cieux. L’ange est la sagesse, le cœur de l’homme est l’amour. ; L’ange est le récipient de la lumière divine, le cœur de l’homme en est l’organe et le modificateur. Ils ne peuvent se passer l’un de l’autre et ils ne peuvent être unis que dans le nom du seigneur, qui est à la fois l’amour et la sagesse, et qui les lie par là dans son unité. Nul mariage comparable à celui-là ; et nul adultère comparable à celui qui altère un pareil mariage ; aussi est il dit, Mathieu, 18, 6, que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint.

(…) Tout est vif dans cette triple alliance, tout y est esprit, tout y est Dieu, tout y est parole : comment l’ennemi pourrait-il jamais en approcher ?

Ô homme ! Si tu aperçois le moindre rayon de cette haute lumière, ne perds pas un moment pour accomplir toutes les lois qu’elle t’impose, et pour te rendre aussi vif, aussi actif, et aussi pur que les deux correspondances entre lesquelles tu te trouves placé ; ce sera le moyen d’accélérer ta régénération, et de te préparer d’avance un lieu de repos pour le temps à venir.

Tu es la lampe, l’esprit est l’air, la chaleur douce et vivante, et la sainte clarté de cette huile qui doit nécessairement passer par toi pour y parvenir.

Dans cette opération l’homme devient une véritable lumière au milieu des ténèbres, il ne devient cette véritable lumière, que parce qu’il manifeste la principe vivant qui veut bien la lui procurer et la faire passer par son cœur ; ainsi l’homme peut grandement se réjouir, mais il ne peut pas se glorifier ; enfin l’ange est comblé de  consolations et de jouissances ; et au moyen des joies divines que nous lui procurons, il se lie et s’attache d’autant plus à nous, tant par as vive charité naturelle, que par le besoin d’augmenter son propre bonheur. De son côté la Divinité ne cherche continuellement qu’à percer de plus en plus dans le cœur des hommes, pour étendre sa gloire, sa vie et sa puissance, et en remplir l’ange qui la désire si ardemment. »

Louis-Claude de Saint Martin ( Le Nouvel Homme, chap.2, extrait.)

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Aujourd’hui chacun peut accéder au Sanctuaire, franchir et passer au-delà le voile qui a été déchiré de haut en bas

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« Et le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » ( Marc XV, 38).

«  Depuis la venue du Divin Réparateur et son sacrifice sur le bois de la Croix, plus aucune barrière limitative, plus aucun voile n’interdit l’accès au Sanctuaire.

Désormais, chaque âme de désir, accueillant dans son cœur les vérités de l’Evangile, est en mesure – et même en droit- d’entrer librement dans le Saint des Saints, pour participer au culte divin. La conséquence de cette disparition des empêchements légalistes, de la destruction des frontières de séparation, autorise chaque âme de désir à entrer dans le Sanctuaire, à traverser le voile, qui est, concrètement, la chair spirituelle du Divin Réparateur, afin de nous unir à lui en sainteté.

 (…) En effet, le Divin Réparateur a entièrement bouleversé les ordonnances antiques de la religion judaïque devenues absolument caduques, à une période où une caste sacerdotale formait comme un écran, une séparation, un obstacle infranchissable entre l’homme et le divin. Aujourd’hui chacun peut accéder au Sanctuaire, franchir et passer au-delà le voile qui a été déchiré de haut en bas lors du Vendredi Saint.

 (…) L’Arche, est maintenant visible, non dissimulée derrière le voile du Temple, et, par pure grâce, l’âme peut s’en approcher et l’admirer, car le christianisme véritable, ainsi que le déclare Saint-Martin, nous permet de contempler Dieu « à découvert », en son intime essence au « sein de notre être »

 (…) Jésus-Christ, comme nous le montre les évangiles, n’avait aucunement sa place au milieu du « camp d’Israël », dans une région terrestre attachée à une religion charnelle, de même que nous, à sa suite, n’avons plus notre place dans les systèmes religieux mondains rivés au domaine de la terre, attitude de dégagement qui nous est signalé par cette phrase : «  sortons vers lui hors du camp ». La position des âmes de désir à présent est donc, d’une part d’être en « esprit » dans le Sanctuaire céleste, là où le Grand Sacrificateur célèbre le culte éternel, et, en leurs enveloppes matérielles, sur la terre, de se retirer, physiquement et spirituellement, « hors du camp »

 (…) Mais ce « Royaume » est, d’abord et avant tout , le Sanctuaire du ciel, là où se célèbrent les cérémonies éternelles consacrées à chanter la Gloire de Dieu, Temple invisible aux yeux de chair, éloigné des sphères corrompues de ce monde, « Royaume » dont les portes ont été ouvertes par le Divin Réparateur. 

 (…) C’est pourquoi, si Dieu est « Esprit », alors son « adoration », ce qui signifie la manière de lui rendre notre culte, doit également, et de façon impérative si nous désirons nous conformer à l’essence divine, se faire « en esprit », de sorte d’être en harmonie réelle avec la nature transcendante de l’Être éternel et infini. »

J-M Vivenza ( « Le Culte en "Esprit" de l'Eglise Intérieure », extraits)

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