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13/05/2015

"l’état primitif" est celui de l'homme "revêtu de toute la splendeur de sa lumière"

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« Pour Louis-Claude de Saint-Martin, la lumière céleste constitue en fait la substance du "cercle divin". Il s'en explique ainsi: "Pourquoi aurions-nous été détachés de ce cercle de l'immensité divine en qualité de signes ou de témoins, si ce n'est pour répéter dans les régions où la Sagesse nous envoyait, ce qui se passait dans le cercle divin. "La tâche de l'initié est dès lors, de recevoir la Lumière " que les ténèbres n'ont pas comprises", selon l'expression évangélique et, nous dira Saint-Martin, de dissoudre "ce principe de ténèbres innombrables, multitudes de combinaisons différentes qui tendent toutes à obscurcir la simplicité de la lumière." C'est ainsi seulement que la lumière peut "luire dans les ténèbres" et "ordonner le chaos", pour reprendre maintenant une expression maçonnique bien connue.

La finalité spirituelle de la tradition judéo-chrétienne, à laquelle se réfèrent de façon complémentaire Martinez et Saint-Martin, se concrétise dans l'obtention du corps de résurrection, corps glorieux de la réintégration. C'est bien là le corps lumineux de la "caro spiritualis christi" et non le corps pondéral somatique destiné à la dissolution. Saint-Martin citera, à ce propos, l'apôtre des Gentils : "la chair et le sang ne sauraient hériter du royaume de Dieu.""l’état primitif", toujours dans la perspective de Saint-Martin, est celui de l'homme "revêtu de toute la splendeur de sa lumière". Le corps glorieux est un corps de lumière. »

 ( Jean Tourniac, "Les Tracés de Lumière", extrait cité par J-M Vivenza dans "Les élus coëns et le Régime Ecossais Rectifié").

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22/03/2015

Contemplant le Delta lumineux dans lequel l’œil d’Isis symbolise le regard que le Franc-Maçon doit diriger à la fois vers le Présent, le Passé et l’Avenir

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« Le Maçon reconnaîtra qu’il est dans la voie de l’Initiation véritable conduisant à la possession de l’Esprit maçonnique lorsque, de plus en plus, il sentira dans son moi intellectuel, le néant de la Connaissance, quelle que soit l’étendue des connaissances qu’il aura acquise, quelle que soit la grandeur de l’effort qu’il aura accompli, le résultat lui apparaissant infime par rapport à ce qu’il lui reste à faire ou à apprendre.

Alors, déchiffrant l’énigme inscrite dans le triangle radiant ornant le cordon du vénérable Maître qui, dans un lointain passé, a, pour lui, ouvert la porte du temple et guidé ses premiers pas dans la voie de l’Initiation, contemplant le Delta lumineux dans lequel l’œil d’Isis symbolise le regard que le Franc-Maçon doit diriger à la fois vers le Présent, le Passé et l’Avenir, il se souviendra du jour où franchissant le second degré de l’échelle initiatique, il contempla l’Etoile Flamboyante, et alors lui apparaîtra dans toute sa splendeur, la signification de la lettre G, cette Gnose dont le sens lui sera dévoilé par l’inscription qui orne le dôme abritant le Président de l’Atelier suprême. Il poursuivra sans repos sa tâche en se souvenant que dans son effort vers la Connaissance et l’Action : Sapience, c’est-à-dire Union de Science et Sagesse est la véritable signification de l’antique tétragramme dont il saisira la splendeur et la profondeur initiatique. Il ne verra plus en lui comme certains profanes, le nom ineffable d’une divinité, mais le symbole de l’Inconnaissable, c’est-à-dire la représentation de la grande énigme que nul n’a pu déchiffrer et qui résume la somme des inconnus qui se dressent devant lui dans tous les domaines et que tous ses efforts doivent tendrent à déchiffre, pour que son cœur et son cerveau soient l’asile symbolique de l’Iod hébraïque, symbole de la Sagesse te de l’Initiation parfaite. Cette lettre symbolique, il la verra au fronton de la stalle du président de cet Atelier et levant   alors les yeux vers le Ciel de l’Orient il épellera les lettres inscrites au sommet de chacune des pointes de l’Octogone et dont l’ensemble forme le mot Sapience. »

 

Camille Savoire, Regards sur les Temples de la Franc-Maçonnerie, extrait.

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28/02/2015

La lucidité à l’égard de cette chair de corruption, participe ainsi de l’effroi et du saisissement, par où commence à apparaître et à surgir l’homme nouveau qui se réveille de ses illusions

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« Ce que l’on désigne comme étant le « vieil homme », c’est-à-dire la nature mauvaise reçue à notre naissance qui fit confesser au roi David : «  J’ai été enfanté dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a conçue » (psaume LI, 5), est une racine charnelle, entièrement corrompue en son germe, une essence flétrie définitivement, expliquant pourquoi chercher à le modifier est une entreprise vaine et inutile.

(…) La lucidité à l’égard de cette chair de corruption, participe ainsi de l’effroi et du saisissement, par où, d’ailleurs, commence à apparaître et à surgir l’homme nouveau qui se réveille de ses illusions. Saint Martin décrit parfaitement la douloureuse situation de l’âme confessante, se voyant tout à coup telle qu’elle est.

(…) La nature de chair, en l’homme, appartient au composé matériel, elle est, comme lui, constituée de substances impures, mixtes, désorganisées et dégradées, de résidus souillés – tant physiques que psychiques – d’éléments puissamment empoisonnés, insolubles dans les régions de l’Esprit, et c’est pourquoi, entre l’Esprit et la chair, nulle union ne peut être réalisée ni même imaginée un seul instant ; les deux domaines, qui s’opposent radicalement en leurs origines, sont absolument antagonistes et étrangers l’un à l’autre, ce que souligne avec force le Divin Réparateur : «  Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » (Jean III, 6).

Si les deux natures sont à ce point différentes et dissemblables en raison de leurs provenances – l’une, émanée de Dieu est d’essence lumineuse (lumière qui est « le premier vêtement de l’âme »), l’autre ténébreuse, provient de la chair déchue -, cela signifie que la première est divine et pure et que la seconde est terrestre et infectée, avec pour conséquence de conduire les deux essences qui composent l’homme en ce monde à deux destinations différentes :

. 1°) L’éternité immatérielle et le devenir surnaturel pour l’Esprit ;

. 2°) La dissolution pour la nature charnelle qui, après sa décomposition, sera à tout jamais anéantie et s’évanouira entièrement comme n’ayant jamais existé.

Cette double loi, portant l’Esprit vers sa demeure  d’immortalité et la matière à son anéantissement, est rappelée ainsi par Saint-Martin qui utilise l’image du feu consumant la corruption en montant vers le ciel.

(…) lorsque nous avons  vraiment compris, et intégré intiment en nos fibres, le fait « qu’autour de nous les réalités engendrées sont corrompues avant d’être mortes », alors se change radicalement notre rapport au monde, nous faisant passer d’un mode existentiel superficiel et artificiel fondé sur la recherche  des biens passagers et l’accumulation des richesses et des pouvoirs , à un état de souverain abandon uniquement situé dans « l’Être », cette brutale transformation ayant pour effet de désobstruer les portes du cœur, d’ouvrir notre temple intérieur à la possible action divine opérant, par pure grâce, et qui interviendra, si Dieu le juge utile et nécessaire, au moment voulu, non lorsque nous l’aurons décidé, mais lorsque le Divin Réparateur le considérera souhaitable.

(…) Le sacrifice de la volonté, qui constitue un élément revenant très souvent sous la plume de Saint-Martin, est la seule attitude face à une situation dont nous savons qu’elle ne conduit qu’à une issue fatale pour toutes choses vivantes, consistant aussi, sur le plan sacerdotal, le vrai « holocauste », le sacrifice réel sur l’autel du cœur dont l’offrande nous libère des chaînes de la prévarication »

 J-M Vivenza («  Le Culte en « Esprit » de l’Eglise Intérieure », extraits)

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