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17/10/2015

tel est l’objet du sacerdoce ; tels en sont les pouvoirs, tels en sont les fruits pour ceux qui s’en sont rendus dignes, et qui ont été compris dans la divine élection.

« Tel est l’état de ceux qui après avoir vaincu le dragon, sont montés après leur mort dans la région du repos et du bonheur ; tel est même l’état de ceux qui ici-bas ont rompu les chaînes de leur esclavage, et ont ouvert toutes leurs facultés à celui qui ne demande pas mieux que de les pénétrer et de les remplir ; enfin tel est l’état de ceux sur qui l’esprit a imposé les mains, parce que par cette imposition des mains, il rassemble en eux dans une unité toutes les subdivisions spirituelles qu’ils avaient laissés disséminer ; c’est même par ce moyen, et en vertu de l’unité indivisible dont cet esprit est dépositaire qu’il les met dans le cas d’imposer les mains à leur tour sur leurs semblables, et d’y opérer les mêmes rassemblements qui se sont opérés en eux lors de l’imposition des mains de l’esprit ; et tel est l’objet du sacerdoce ; tels en sont les pouvoirs, tels en sont les fruits pour ceux qui s’en sont rendus dignes, et qui ont été compris dans la divine élection. »

Louis-Claude de Saint-Martin, « Le Nouvel Homme », § 5

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Un Second Adam, le « Verbe premier né » est venu en ce monde réaliser Lui-même l’œuvre abandonnée, effectuer le labeur essentiel que l’Eternel attendait de l’homme .

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« La religion primitive, le sacerdoce originel d’Adam relèvent donc d’un ministère unique, un ministère relié à la nature même de la Divinité en ce sens que crée à son image, Adam devait être en réalité l’authentique représentant de l’Eternel en toutes les régions ; il était un député doté d’immenses privilèges  ceci expliquant pourquoi l’ensemble de la création attendait, avec une impatience attentive et une vive espérance, que l’homme réponde à ce que l’on espérait de lui, de sorte qu’il effectue la charge qu’il devait accomplir. C’était là son saint-ministère et la raison des titres dont il était détenteur en tant qu’être spirituel destiné à l’Eternel. En effet, les anges étaient intéressés à ce que l’homme accomplisse sa mission, réponde à la charge qui lui avait été confiée, mais à cause de l’infidélité d’Adam le projet divin a été modifié, un Second Adam, le « Verbe premier né » est venu en ce monde réaliser Lui-même l’œuvre abandonnée, effectuer le labeur essentiel que l’Eternel attendait de l’homme. »

J-M Vivenza « Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges », extrait.

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« Ces mystères, « les anges aspirent à les contempler », mais ils ne peuvent scruter la Sagesse de Dieu, par l’action de laquelle l’ouvrage par lui modelé est rendu conforme et co-corporel au Fils: Car Dieu a voulu que sa progéniture, le Verbe premier-né, descende vers la créature, c'est-à-dire vers l'ouvrage modelé, et soit saisie par elle, et que la créature à son tour saisisse le Verbe et monte vers lui, dépassant ainsi les anges et devenant à l’image et à la ressemblance de Dieu. »

 

Sainte Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 36, 3.

Le centre de notre Être est ce foyer où peut s'exprimer la "Sainte Parole" qui s'exprime par le "parfait silence"

« L’intuition de Saint-Martin réside dans cette conviction que le centre, le centre seul est le foyer où peut s’animer la parole intérieure, créatrice, vivante, la « Sainte Parole » qui s’exprime uniquement, non par le verbiage mécanique des lassantes récitations pré-écrites faites sans conscience en étant prononcées par les lèvres et non pas le cœur, mais par le « parfait silence » en quoi consiste toute notre religion en ce monde. »

J-M Vivenza « Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges », extrait.

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