Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/12/2014

L’ordination sacerdotale directement dispensée par le Ciel

"L’Arche, il est vrai, rend quasiment palpable la présence de Dieu, elle donne à l’Eternel une place ici-bas qui lui est réservée, elle est un signe sacré de sa sainte Gloire, le symbole de la vie et de la lumière. Mais en premier lieu, elle est l’organe par excellence des grâces, la source de toute sainteté, le réceptacle des bénédictions et, par-dessus tout, l’instrument présidant à « l’ordination » suprême effectuée selon la libre volonté du Très Haut ; elle est l’origine du véritable sacerdoce de celui qui possède les vertus purificatrices de la voie lévitique, celui à qui a été confié le précieux ministère de la Parole, celui qui a bénéficié de la réception surnaturelle des onctions suprêmes.

L’origine du « véritable sacerdoce », qu’est-ce à dire ?  Tout simplement que cette mise en présence avec l’Arche Sainte, lorsqu’elle survient, confère une dimension sacerdotale d’une essence absolument nouvelle et surprenante à celui qui est l’objet, par pure grâce invisible, des bénédictions célestes. Saint-Martin nous explique d’ailleurs, très clairement, comment se déroule la silencieuse cérémonie d’ordination qui voit le nouvel homme, selon un rituel non écrit, dirigé et desservi uniquement par les Anges du Ciel, devenir un prêtre selon les lois de l’invisible Eglise, de « l’Eglise intérieure » qui n’a point d’attaches terrestres : «  Cette même Arche Sainte engagera le grand prêtre de l’ordre de Mélchisédech à te revêtir lui-même de tes habits sacerdotaux qu’il aura bénis auparavant, il te donnera de sa propre main les ordinations sanctifiantes par le moyen desquelles tu pourras, en son nom, verser les consolations dans les âmes. » ( Le Nouvel Homme) 

(…) Le nouvel homme, après être passé par les douleurs de la naissance, après avoir été « régénéré » et béni par Dieu, recevra en son cœur, dans le plus intime secret de son âme, une « sublime onction de nature sacerdotale » qui en fera un prêtre de l’Eternel afin d’administrer les sanctifications du Seigneur. Or, la réception de cette onction, conférant la charge éminente d’administrer les sanctifications destinées au Divin Réparateur, porte un nom particulier, elle est désignée par un mot précis que l’on n’évoque et prononce qu’en tremblant : « ordination ». Et en effet, il s’agit bien à cette étape fondamentale du cheminement de la voie selon l’interne, d’être « ordonné » c’est-à-dire oint et consacré, sans aucune méditation humaine, en tant que prêtre du Saint Nom, de devenir un ministre de l’éternelle Alliance, un être sanctifié, attaché au service sacré de l’autel des parfums, un administrateur de sanctifications du Seigneur.

De fait, nous sommes ici dans le cadre d’une communication absolument originale, d’une nature différente de toutes celles qui sont connues en mode humain, d’une consécration qui ne relève pas de procédés familiers. En réalité, si l’être a modifié son rapport au monde, s’il s’est éloigné des fausses lumières de la trompeuse apparence, il est alors devenu un étranger pour lui-même et pour les autres, il n’est plus dépendant des méthodes temporelles, mais il est, au contraire, sous l’influence d’une opération entièrement divine capable de le changer dans toutes ses facultés.

 Lorsque cette lente régénération s’accomplit, lorsque sont profondément changées, insensiblement, peu à peu, mais profondément, les fibres anciennes qui ligotaient la créature malade et blessée, lorsque s’est levé, en elle, le premier rayon de soleil, lorsque, enfin, est apparue l’initiale aurore de l’éternel astre de la vérité : «  C’est alors que l’homme se trouve être, en esprit et en vérité, le prêtre du Seigneur ; c’est alors qu’il a reçu la vivifiante ordination, et qu’il peut transmettre cette ordination sur tous ceux qui se consacrent au service de Dieu, c’est-à-dire lier et délier, purifier, absoudre, plonger l’ennemi dans les ténèbres et faire revivre la lumière dans les âmes ; car le mot ordination vient du mot ordinaire ordonner, qui veut dire remettre chaque chose à son rang et à sa place ; et telle est la propriété du Verbe éternel qui produit continuellement tout selon le poids, le nombre et la mesure. » ( Le Nouvel Homme)"

J-M Vivenza ( L'Eglise et le Sacerdoce selon L-C de Saint-Martin)

AbrahamMelchizedekTissot.jpg

 

 

04/12/2014

Le cœur de l’homme est la pierre de fondation de l’Eglise intérieure

« Le Temple de Dieu est formé des âmes qui sont habitées par l’Esprit de Dieu ( I Corinthiens III, 16), ce qui nous montre que l’Eglise, en ce monde, mais non «  du monde », est concrètement « l’habitation » de Dieu par l’Esprit. 

(…) L’Eglise « cachée en Dieu », est également désignée comme un « mystère caché de toute éternité »

(…) Dans le livre de l’Apocalypse, sept assemblées distinctes sont évoquées, qui ne relèvent pas d’une organisation humaine, mais d’une institution divine, formant toutes les sept, un unique chandelier pour le Très Haut. Ces sept assemblées représentent de même les sept sources actives de vie, les sept puissances sacramentelles sur lesquelles l’édifice sacerdotal est édifié en l’homme, et qui témoignent de la Sagesse de Dieu, elles sont les sept colonnes produites par la pierre de fondation d’où est établie l’Eglise intérieure.

(…) C’est donc dans le cœur de l’homme que doit exister et vivre désormais l’Assemblée de Dieu, une Assemblée qui ne se rapporte à aucune organisation humaine, ni à aucun des systèmes religieux issus des institutions formées et façonnées par les hommes depuis l’avènement du christianisme. C’est une Eglise édifiée par l’Esprit, ayant pour unique souverain le Divin Réparateur, une Eglise constituée pour adorer l’Eternel et être en communion avec Lui ; et cette secrète Assemblée de Dieu, cette Eglise intérieure demeurant dans le cœur de l’homme de désir.

(…) De la sorte, nul Pontife ou Patriarche, nul Grand Prêtre nommé par une association religieuse mondaine, nul Souverain humain pour cette Eglise intérieure, son seul Maître est au Ciel, c’est lui qui a posé en l’âme la pierre fondatrice essentielle sur laquelle sont bâties toutes les différentes parties invisibles du Temple de Dieu, Temple où est honoré le Saint Nom de l’Eternel.

(…) L’âme régénérée, ressuscitée par le Nom Sacré, au sein de laquelle l’Eglise invisible a été édifiée, va établir sa demeure permanente dans l’Est Divin, c’est-à-dire le cœur du Temple, lieu réservé du séjour de la Sainte Présence. Il convient donc uniquement, afin que puisse vivre et rayonner l’Eglise intérieure en notre interne, de désobstruer les voies de l’Esprit pour laisser la place entière à son action, de permettre à la puissance du Verbe d’accomplir son œuvre et répandre sa bienfaisante lumière.

Ainsi s’impose comme règle unique et centrale pour cette Eglise située dans le cœur de l’homme, cette expression si étroitement liée à la voie proposée par le Philosophe Inconnu : «  Faites place à l’Esprit » !

Faire place à l’Esprit pour lui donner d’illuminer les profondeurs de l’homme, d’éclairer son édifice, de répandre les saintes bénédictions dans le Temple intérieur pour, qu’en s’appuyant sur les sept colonnes reliées avec le Ciel, il soit en mesure de faire circuler en nous toute la sève spirituelle transcendante, et nourrir l’ensemble de nos autels particuliers sur lesquelles brillent les lois de la Divinité : «  Faites place à l’Esprit ».

 

(…) la parole sacrée proférée, la parole sublime révélatrice de notre vraie nature, de notre état divin, étant prononcé dans le Temple par Celui qui vint « d’en haut » dire à notre place la parole déterminante, alors le Réparateur va nous donner « rang parmi ses prêtres », il va solennellement nous déclarer de la « race sacerdotale ». Mais que nous restera-t-il à faire ensuite, après avoir bénéficié, dans la nuit de l’esprit, mais alors que le Temple ait été édifié et consacré, et ceci malgré notre immense misère et terrible indignité, de ces réceptions nous instituant « prêtre » et de la race « sacerdotale » (…) Cette indication consiste tout simplement, au sein de notre Temple particulier, à nous envelopper de la tunique des prêtres du Temple de Jérusalem. (…) Et cette connaissance représente précisément la science spirituelle véritable de l’Eglise intérieure, afin que se déroule sur l’autel situé dans le Sanctuaire du cœur, la divine liturgie en « esprit » et en « vérité », sachant, selon l’indication  évangélique, que : « l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car le Père recherche des hommes qui l’adorent ainsi. » ( Jean, IV, 23.).

Jean-Marc Vivenza " L'Eglise et le Sacerdoce selon Louis-Claude de Saint-Martin"

« Que ton cœur se dilate ! Tu cherches Dieu ;il te cherche encore d’avantage, et il t’a toujours cherché le premier. Tu le pries ! Sois confiant dans le succès de ta prière. Quand même tu serais assez faible pour mal prier, n’y aurait-il pas l’amour qui prierait pour toi ? Ils se feront connaître à toi, tous ses bienfaits de l’amour. L’homme ingrat les oublie : l’homme déçu les dédaigne ; il passe à côté, et les laisse derrière lui. Tu as reçu un rayon de ce Feu ; il va s’étendre, et il te rapportera de nouveaux traits de cet amour, et une nouvelle chaleur quatre et dix fois plus active. Homme, relève-toi. Il t’appelle ; il te donne rang parmi ses prêtres ; il te déclare de la race sacerdotale. Revêts l’éphod et la tiare. Parois devant l’assemblée, comme étant rempli de la majesté du Seigneur. Ils apprendront tous que tu es le ministre de sa sainteté, et que la volonté du Seigneur est que sa sainteté reprenne la plénitude de son domaine.(…) L’univers entier réclame devant toi sa créance ; ne tarde pas plus longtemps à lui faire sa restitution. Noie toutes les prévarications dans le déluge de tes larmes ; ce n’est que sur cette mer que peut aujourd’hui voguer l’Arche Sainte. Ce n’est que par là que se conservera la famille du juste, et que la loi de la vérité viendra ranimer toute la terre. »

 (L-C de Saint-Martin,  L’Homme de désir)

10690100_691361750970713_6030408471793868268_n.jpg

 

30/11/2014

La vertu attachée à l’arche sainte te fera ouvrir les portes éternelles.

" L’Arche Sainte, qui est bien, dans l’Ancienne Alliance, l’image préfiguratrice de Yeshoua est également aujourd’hui, en tant que chambre secrète du cœur chez le disciple du Divin Réparateur, dispensatrice et source des grâces qui vont être reçus par celui qui élève ses prières vers le Ciel, et nous touchons là, à cet instant, à l’un des plus profonds mystères contenus dans la voie de l’initiation saint-martiniste où, après être passé par la purification de son désir et les douleurs de la naissance, le nouvel homme est engagé à devenir, dans l’interne et par delà les formes, une terre de gestation et d’enfantement pour la Parole, recevant, invisiblement et directement du Ciel, une ordination qui le consacrera à la prière, à la louange et à la glorification du Nom Sacré. 

Voici ce que nous enseigne, à ce sujet, le Philosophe Inconnu, nous donnant d’accéder au sublime cœur de l’initiation saint-martiniste : «  Cette arche sainte, engagera le grand prêtre de l’ordre de Melchisédech à te revêtir lui-même de tes habits sacerdotaux qu’il aura bénis auparavant, il te donnera de sa propre main les ordinations sanctifiantes par le moyen desquelles tu pourras, en son Nom, verser les consolations dans les âmes, en leur faisant sentir par ton approche, par ton verbe purificateur, et par la sainteté de tes lumières (…) La vertu attachée à l’arche sainte te fera ouvrir les portes éternelles… » ( "Le Nouvel Homme" ) "

J-M Vivenza ( "L'Eglise et le Sacerdoce selon L-C de Sant-Martin")

yeshua.jpg