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22/02/2015

Alors qu’il avait été placé au centre de la création universelle, crée supérieur aux anges en dignité et en pouvoir, Adam se laisse séduire par l’adversaire de Dieu et dégénère de sa forme glorieuse en étant précipité dans un corps de matière ténébreuse

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« Adam fut établi, on a certes de la peine à l’imaginer aujourd’hui, en un splendide et magnifique état de gloire et non en un vil corps de matière. 

(…) Auxiliaire privilégié de l’Eternel, Adam vivait dans une intimité profonde avec le Créateur, il lui avait été confié un pouvoir considérable car Dieu plaçait en son mineur de nombreux espoirs : « Adam, dans son premier état de gloire, était le véritable émule du Créateur. Comme pur esprit, il lisait à découvert les pensées et les opérations divines. » ( Traité, 8.) Bien au-dessus des autres classes d’esprits, le mineur quaternaire surgissait à l’être dans son innocente pureté, en effet il n’avait pas été témoin de la prévarication primitive et était donc, à la différence des esprits émanés antérieurement, exempt de toute souillure ; il n’y avait en lui aucune trace, aucune ombre, aucune mémoire de la prévarication originelle.

Nous devons ainsi prendre conscience qu’Adam, par ce que nous révèle Martinès, fut tout d’abord, dans sa première propriété, pourvu d’un corps de gloire et non pas façonné avec de la glaise ou de l’argile, ce qui n’adviendra, pour son malheur, qu’après la Chute. L’Eternel, qui ne peut être l’auteur du mal et de la mort, de la corruption des corps et de la dégradation, conféra à Adam, après l’avoir produit conformément à son image et selon sa ressemblance, un « verbe de création » le détachant de son « immensité divine pour être homme-Dieu sur la terre […] Adam avait donc en lui un verbe puissant, puisqu’il devait naître de sa parole de commandement, selon sa bonne intention et sa bonne volonté spirituelle divine, des formes glorieuses impassives et semblables à celle qui parut dans l’imagination du Créateur ». (Traité, 47.)

Nous voyons qu’Adam jouissait d’un immense privilège, et Martinès nous apprend à distinguer très nettement la primitive origine d’Adam, qui n’est point d’ordre temporel, de son entrée dans l’Histoire lors de sa Chute et de sa tragique « incorporisation » dans une forme de matière qui, elle seule, en réalité, est l’objet de la paléontologie ou de la préhistoire biologique de l’humanité. L’Adam originel n’est pas l’ancêtre de l’homme actuel.

(…) Alors Adam décida, dans une sorte de vertigineuse folie, de se livrer à une quatrième opération qu’il exécuta afin de procéder à une action de création perverse et criminelle.

(…) L’irréparable venait de se produire ; conjuguant le crime et la trahison, l’abjection et l’absence totale de scrupule, piétinant les saint commandements de la Divinité, méprisant les sages conseils du Seigneur qui le chérissait, Adam, s’élevant rageusement contre les lois de l’Eternel, venait de procéder à un acte insensé et hautement coupable de création, il venait d’accomplir ce péché des origines, ce tristement célèbre « péché originel », répétant à son tour « ce que les premiers esprits pervers avaient conçu d’opérer, pour devenir créateurs au préjudice des lois que l’Eternel leur avait prescrites pour servir de bornes dans leurs opérations spirituelles divines ».

(…) On mesure  peut-être mieux, à cet instant, ce que signifiait pour Martinès la situation de l’homme qui fut placé dans un environnement qui n’était pas, originellement, le sien, ce que représentait la dureté de son exil, de son enfermement dans un corps qu’il assumera, difficilement, au sein d’un milieu qui lui était étranger.

(…) Adam, selon Martinès, par sa chute, entraîna à sa suite le monde crée dans une horrible dépravation ; les traces du mal y sont universellement visibles, et la souffrance, la mort, l’adversité, les ronces, les épines et bien d’autres choses encore, témoignent tragiquement de cette sinistre réalité.

 « Adam, par sa création de forme passive matérielle, a dégradé sa propre forme impassive, de laquelle devaient émaner des formes glorieuses comme la sienne, pour servir de demeure aux mineurs spirituels que le Créateur y auraient envoyés. » (Traité, 23.) »

 J-M Vivenza (Le Martinisme, l’enseignement secret des Maîtres, extraits)

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« Alors qu’il avait été placé au centre de la création universelle, crée supérieur aux anges en dignité et en pouvoir, Adam se laisse séduire par l’adversaire de Dieu et dégénère de sa forme glorieuse en étant précipité dans un corps de matière ténébreuse. Cette chute terrifiante, cette « dégénérescence » cette sortie de son espèce correspondant à la perte de son « genre » en étant dépossédé des caractéristiques glorieuses de son origine s’effectua par un emprisonnement dans les fers scandaleux de cette même matière dont il devait, pourtant, extraire les esprits révoltés afin qu’ils opèrent leur réconciliation.

La chute d’Adam se traduisit par son incorporisation dans une forme de matière terrestre que Dieu réprouva et rejeta, car résultant d’une œuvre impure qui le plongera dans les ténèbres.

(…) La Création du monde matériel, avant l’émanation d’Adam, lieu de « privation » et de « misère impure », a été crée pour servir de prison aux esprits pervers.

Lorsque Adam à son tour prévarique, il opère un second changement qui amplifie, mais succède en réalité à la première prévarication et le précipite à son tour dans le lieu de « privation » et de « misère impure », crée pour servir de prison aux esprits pervers, où il va à son tour, lui qui avait été non crée, mais émané, être transmué, métamorphosé en une forme de matière ténébreuse.

(…) Quant à la place occupée par Adam originellement, elle a été souillée puis purifiée par l’Eternel, et c’est dans ce lieu de nouveau saint, ce cercle qui n’aurait point été émané s’il n’y avait eu une première prévarication – de même qu’il n’y aurait pas eu de création matérielle- que la postérité humaine doit être réintégrée. »

 J-M Vivenza (La doctrine de la réintégration des êtres, extraits)

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21/02/2015

Nous irons jusqu'aux plus hautes cavernes qui sont très cachées et nous y goûterons le suc des grenades.

"La blanche colombe
Est rentrée dans l'arche avec le rameau, 
Et déjà la tourterelle
A trouvé son compagnon tant désiré
Sur les rives verdoyantes"
(Saint Jean de la Croix, Le cantique spirituel, Strophe XXXIII)

"Jouissons l'un de l'autre, ô mon Bien-Aimé,
Et allons nous voir dans votre beauté,
Sur la montagne et sur la colline
D'où coule l'eau limpide,
Pénétrons plus avant dans la profondeur."
(Saint Jean de la Croix, Le cantique spirituel, Strophe XXXV)

"Et ensuite nous irons
Jusqu'aux plus hautes cavernes de la pierre
Qui sont très cachés,
C'est là que nous entrerons 
Et nous y goûterons le suc des grenades."
(Saint Jean de la Croix, Le cantique spirituel, Strophe XXXVI)

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L’ange est le récipient de la lumière divine, le cœur de l’homme en est l’organe et le modificateur

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« L’ami fidèle qui nous accompagne ici-bas dans notre misère, est comme emprisonné avec nous dans la région élémentaire, et quoi qu’il jouisse de sa vie spirituelle, il ne peut jouir de le lumière divine, des joies divines, de la vie divine que par le cœur de ce même homme qui fut choisi pour être l’intermède universel du bien et du mal. Nous attendons de cet ami fidèle tous les secours, toutes les protections, tous les conseils qui nous sont nécessaires dans nos ténèbres, et toutes les vertus pour subir le décret de notre épreuve à laquelle il n’a pas le droit de rien changer ; mais il attend de nous en récompense, que par le feu divin dont nous devrions être embrasés, nous lui fassions éprouver la chaleur et les effets de ce soleil éternel dont il se tient éloigné par la pure et vive charité qui l’anime en faveur de la malheureuse humanité.

C’est pour cela que J.C. dit, dans St.Mathieu, 18, 10 : ne méprisez aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon père qui est dans les cieux. Ils ne voient la face de Dieu, que parce que les enfants qu’ils accompagnent ont le cœurs pur et c’est, et c’est le cœur pur de ces enfants qui sert d’organe à ces anges, puisqu’ils ne sont pas dans le ciel où est le père. Mais réciproquement le cœur de l’homme n’est pur que quand il est fidèle à la voix de son ange ; c’est-à-dire en d’autres paroles quand l’homme est redevenu enfant, et qu’il fait en sorte que son ange ait la liberté de voir la face de Dieu.

Aussi y a –t-il un grand sens dans ces paroles de J.-C., même chapitre, verset 3 : si vous ne devenez comme des petits enfants, vous n’entrerez point dans la royaume des cieux. L’ange est la sagesse, le cœur de l’homme est l’amour. ; L’ange est le récipient de la lumière divine, le cœur de l’homme en est l’organe et le modificateur. Ils ne peuvent se passer l’un de l’autre et ils ne peuvent être unis que dans le nom du seigneur, qui est à la fois l’amour et la sagesse, et qui les lie par là dans son unité. Nul mariage comparable à celui-là ; et nul adultère comparable à celui qui altère un pareil mariage ; aussi est il dit, Mathieu, 18, 6, que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint.

(…) Tout est vif dans cette triple alliance, tout y est esprit, tout y est Dieu, tout y est parole : comment l’ennemi pourrait-il jamais en approcher ?

Ô homme ! Si tu aperçois le moindre rayon de cette haute lumière, ne perds pas un moment pour accomplir toutes les lois qu’elle t’impose, et pour te rendre aussi vif, aussi actif, et aussi pur que les deux correspondances entre lesquelles tu te trouves placé ; ce sera le moyen d’accélérer ta régénération, et de te préparer d’avance un lieu de repos pour le temps à venir.

Tu es la lampe, l’esprit est l’air, la chaleur douce et vivante, et la sainte clarté de cette huile qui doit nécessairement passer par toi pour y parvenir.

Dans cette opération l’homme devient une véritable lumière au milieu des ténèbres, il ne devient cette véritable lumière, que parce qu’il manifeste la principe vivant qui veut bien la lui procurer et la faire passer par son cœur ; ainsi l’homme peut grandement se réjouir, mais il ne peut pas se glorifier ; enfin l’ange est comblé de  consolations et de jouissances ; et au moyen des joies divines que nous lui procurons, il se lie et s’attache d’autant plus à nous, tant par as vive charité naturelle, que par le besoin d’augmenter son propre bonheur. De son côté la Divinité ne cherche continuellement qu’à percer de plus en plus dans le cœur des hommes, pour étendre sa gloire, sa vie et sa puissance, et en remplir l’ange qui la désire si ardemment. »

Louis-Claude de Saint Martin ( Le Nouvel Homme, chap.2, extrait.)

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