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22/03/2015

Contemplant le Delta lumineux dans lequel l’œil d’Isis symbolise le regard que le Franc-Maçon doit diriger à la fois vers le Présent, le Passé et l’Avenir

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« Le Maçon reconnaîtra qu’il est dans la voie de l’Initiation véritable conduisant à la possession de l’Esprit maçonnique lorsque, de plus en plus, il sentira dans son moi intellectuel, le néant de la Connaissance, quelle que soit l’étendue des connaissances qu’il aura acquise, quelle que soit la grandeur de l’effort qu’il aura accompli, le résultat lui apparaissant infime par rapport à ce qu’il lui reste à faire ou à apprendre.

Alors, déchiffrant l’énigme inscrite dans le triangle radiant ornant le cordon du vénérable Maître qui, dans un lointain passé, a, pour lui, ouvert la porte du temple et guidé ses premiers pas dans la voie de l’Initiation, contemplant le Delta lumineux dans lequel l’œil d’Isis symbolise le regard que le Franc-Maçon doit diriger à la fois vers le Présent, le Passé et l’Avenir, il se souviendra du jour où franchissant le second degré de l’échelle initiatique, il contempla l’Etoile Flamboyante, et alors lui apparaîtra dans toute sa splendeur, la signification de la lettre G, cette Gnose dont le sens lui sera dévoilé par l’inscription qui orne le dôme abritant le Président de l’Atelier suprême. Il poursuivra sans repos sa tâche en se souvenant que dans son effort vers la Connaissance et l’Action : Sapience, c’est-à-dire Union de Science et Sagesse est la véritable signification de l’antique tétragramme dont il saisira la splendeur et la profondeur initiatique. Il ne verra plus en lui comme certains profanes, le nom ineffable d’une divinité, mais le symbole de l’Inconnaissable, c’est-à-dire la représentation de la grande énigme que nul n’a pu déchiffrer et qui résume la somme des inconnus qui se dressent devant lui dans tous les domaines et que tous ses efforts doivent tendrent à déchiffre, pour que son cœur et son cerveau soient l’asile symbolique de l’Iod hébraïque, symbole de la Sagesse te de l’Initiation parfaite. Cette lettre symbolique, il la verra au fronton de la stalle du président de cet Atelier et levant   alors les yeux vers le Ciel de l’Orient il épellera les lettres inscrites au sommet de chacune des pointes de l’Octogone et dont l’ensemble forme le mot Sapience. »

 

Camille Savoire, Regards sur les Temples de la Franc-Maçonnerie, extrait.

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10/03/2015

Camille Savoire: "la science du Rose-Croix doit toujours être mise au service du Bien, de la Justice et de la Vérité"

"La Croix symbolisera ... à la fois l'instrumentation scientifique et l'esprit de sacrifice. Elle n'est, en effet, qu'une modification de la Swastika hindoue, dérivée elle-même de l'instrument primitif qui servit à l'homme pour obtenir le feu, source de de toute vie, et suivant la devise des Rose-Croix, facteur de la régénération de toute la nature. Devenue, depuis l'avènement du christianisme, l'emblème du sacrifice. (...) La Rose, symbole de pureté, lui rappellera qu'il n'est aucune science véritable si elle n'est doublée d'une conscience pure et que la science du Rose-Croix doit toujours être mise au service du Bien, de la Justice et de la Vérité (...) Enfin, franchissant le seuil de l'Atelier suprême, l'Initié saura que sa mission, s'ajoutant à celles auxquelles il a promis de concourir au cours des initiations précédentes, sera désormais d'assurer la survivance, la diffusion de l'Ordre et de ses principes dans le temps et dans l'espace, d'allumer le flambeau maçonnique là où il n'a pas encore brillé, d'agrandir son rayonnement là où il est ardent !"

Camille Savoire (" Regards sur les Temples de la Franc-Maçonnerie" chap.X, extrait)

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05/03/2015

Âlaya-Vijnâna, "conscience germe", "conscience de tréfonds", enfouie et invisible aux sens dans l'école Bouddhiste du Yogâcâra.

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"Asanga refusera d'accorder toute forme de crédibilité à la notion même de "matérialité" (rûpa), car pour lui la prétendue matérialité est totalement dépourvue d'existence, ainsi que l'atome ( anu, parmânu), qui ne représente, en lui-même, qu'une notion contradictoire et inexacte, un concept infondé dénué de valeur théorique. Asanga s'expliquera parfaitement sur ce point, nous dévoilant la clé secrète qui nous permet de comprendre comment se structurent, s'articulent les idées fausses, comment se construisent, en nous, les conceptions irréelles : "Nous disons que la matière est formée d'atomes ou que les êtres intelligents sont des personnes, c'est nous qui les posons par le fait que nous en avons l'idée. Grâce à notre perception prend naissance un monde extérieur qui n'a aucune réalité" ( Mahâyânasûtrâlankâra). C'est donc si l'on suit attentivement Asanga dans sa réflexion, par l'effet induit de notre connaissance, par l'exercice de notre conscience débouchant sur une sorte de projection idéalisée de notre propre esprit, qu'apparaît, à nos yeux, un monde purement illusoire auquel nous conférons une réalité qu'il ne possède absolument pas, qu'il n'a jamais eue et qu'il n'aura jamais, si ce n'est, bien évidemment, dans notre rêve, dans notre étroit et réducteur sentiment personnel que l'on peut considérer comme, purement et simplement, vide d'essence.

(...) C'est donc bien la connaissance, l'acte de la conscience, qui est à l'origine de l'erreur, c'est la conscience ( vijnâna), pénétrée et travaillée par les semences karmiques ( vâsanâ), qui se trompe lourdement et se méprend sur l'interprétation qu'il convient de donner aux impressions immédiates qui traversent en permanence les facultés de perception. C'est la connaissance par l'effet du dédoublement se produisant continuellement entre le sujet et l'objet, qui se trouve donc à la source de l'illusion, c'est elle qui est responsable des impressions fallacieuses et des absurdes certitudes qui nous emprisonnent tragiquement à l'intérieur d'un univers dépourvu de vérité.

(...) En ce sens, la seule vérité qualifiant l'existence et la non-existence, située à la source originelle de l'être et du non-être, est la pure pensée indifférenciée, la pensée germe, la conscience inconsciente contenant tout, bien que vide de tout, qu'Asanga nommera âlaya-vijnâna, et que l'on peut traduire par "conscience réceptacle" , "conscience de tréfonds", "conscience héréditaire" ou encore "conscience germe". C'est cette conscience des tréfonds qui est l'origine impersonnelle renfermant la totalité des expériences parcellaires et fragmentaires.

(...) Intensifiant le premier acte conscient, la conscience de la conscience est bien un surprenant degré d'intériorisation  plaçant l'esprit devant un quasi-"Infini", un "Tréfonds" qu'Asanga identifie au germe universel et qu'il théorise comme étant l'âlaya-vijnâna, la "conscience réceptacle". Il nous est ainsi donné de comprendre que l'originalité du cogito d'Asanga vient de ce que sous la pensée qui apparaît à la conscience, il découvre non seulement l'être pensant en tant qu'existant, mais, surtout, la conscience universelle, l'âlaya-vijnâna, "la conscience de tréfonds", enfouie et invisible aux sens, qui permet et autorise toute pensée, qui éclaire la conscience par elle-même, qui fonctionne et opère comme un creuset, un réceptacle dans lequel va puiser et de dépenser l'ensemble des pensées.

Dépassant l'étroite limitation du moi, la conscience est alors pénétrée, traversée en tant que réalité englobante, elle peut alors s'approcher de la "très pure conscience originellement lumineuse [...] affranchie du fini et de l'infini." ( Lankâvatârasûtra). "

Jean-Marc Vivenza " Tout est conscience, une voie d'éveil bouddhiste", chap. "principes théoriques du Yogâcara", extrait.

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