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28/06/2014

Les eaux ténébreuses

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"Dieu a pris les ténèbres pour se cacher et s'envelopper, et la tente qui l'abritait c'étaient les eaux ténébreuses qui se trouvaient dans les nuées de l'air" Ps. XVII, 12.

" La Nuée et l'obscurité environnent Dieu" Ps. XVII, 13.


"Vos éclairs ont répandu leur lumière sur le monde; la terre a frémi et elle a tremblé; la mer a été votre chemin, et vos sentiers sont sur les grandes eaux, et l'on n'y peut reconnaître les vestiges de vos pas." Ps.LXXVI, 19. 

 

Sagesse secrète

"In terra deserta et invia et inaquosa, sic in sancto apparui tibi, ut viderem tuam et gloriam tuam"

( C'est dans une terre deserte, sans chemin et sans eau, que je me suis présenté devant vous, pour contempler votre puissance et votre gloire.) 

Psaumes, LXII, 3.

 "Ce n'est pas seulement pour ce motif que la sagesse mystique s'appelle secrète et l'est en réalité, c'est encore parce qu'elle a la propriété de cacher l'âme en soi. Outre les effets qu'elle produit d'ordinaire , elle absorbe parfois l'âme d'une manière intime et la cache dans un abîme secret où elle se voit clairement très éloignée et séparée de toute créature. Il semble alors à l'âme qu'on la place dans une profonde et vaste solitude où ne peut avoir accés aucune créature humaine; c'est comme un immense désert qui de toutes parts est sans limites, et ce désert est d'autant plus rempli de charmes, d'attraits et de délices, qu'il est plus profond, plus vaste et plus solitaire; l'âme s'y trouve d'autant plus dans le secret qu'elle se voit plus élevée au-dessus de toutes les créatures d'ici-bas. Dans cette abîme de sagesse l'âme s'élève et grandit en s'abreuvant aux sources mêmes de la science de l'amour."

 "La divine contemplation possède cette propriété d'être secrète et de dépasser notre capacité ordinaire non seulement parce qu'elle est surnaturelle, mais encore parce qu'elle est la voie qui conduit l'âme aux perfections de l'union avec Dieu"

Saint Jean de la Croix ( La nuit obscure)

 

Contemplation, 1893.jpg

26/06/2014

A propos de la Chose...

" Or, disons-le fortement, si les rites, instructions et cathéchismes de l’Ordre des Elus Coëns, contiennent effectivement des éléments empruntés à un certain courant à l’intérieur duquel Cornelius Agrippa occupe une place non négligeable, cependant en aucun cas le but, nous disons bien le « but » des opérations enseignées par Martinès, c’est-à-dire l’objectif visé et entrevu par les Réau-Croix, ne relève pas de la magie, fusse-t-elle « angélique » ou « divine ». Les opérations, au sommet de l’Ordre, il importe d’y insister tant la question est centrale, sont subordonées à la manifestation de la « Chose » qui n’est autre que la Sainte Présence de Jésus-Christ. 
Convoquant dans certaines circonstances, les anges afin qu’ils l’aident à accomplir son travail, l’élu s’adonnait donc surtout, et tout d’abord à d’intenses purifications, implorant le secours du Compagnon fidèle qui lui fut attribué par l’Eternel de manière à ce qu’il intercede pour lui auprès du Très-Haut et qu’ensuite, seulement, béni et sanctifié, il soit en mesure de s’avancer, en tremblant, devant la « Sainte Présence » du Verbe."

( Citons de nouveau, tant elle est importante, cette explication que donna Robert Amadou concernant la nature de la « Chose », qui éclaire grandement et magnifiquement la nature de ce qui fut un objet constant de contresens, d'incompréhensions diverses, un concept obscur et nébuleux, suscitant d'énormes confusions : « La Chose est, pour Martinez de Pasqually et ses disciples, l'unum necessarium d'où tout découle et à quoi tout s'oriente. À quoi et à qui. La Chose est l'ordre des Élus Coëns, c'est le Temple et tout symbole associé, par métonymie. La Chose est, en effet, pour récapituler, la présence de Dieu, son omniprésence, quand on suit les règles, sous des espèces hiérarchisées. La Chose est la Gloire, ou la Chékhinah, la Sagesse, la Sophia, de son nom technique, l'esprit bon compagnon, le logos loquace et le Saint-Esprit vivificateur qui procède du Père et que le Fils envoi » Robert Amadou, Introduction aux angéliques, CIREM, 2001). À l'occasion d'une émission radiophonique, « Les Vivants et les Dieux », Robert Amadou reviendra encore sur cette question « sensible entre toute, et développera, plus encore, son analyse, mettant en lumière le lien intime liant la « Chose » avec la Sophia : « Qu'est-ce que la Chose ? On pourrait croire qu'il s'agit du Christ et certains historiens ont pensé que le but dernier de l'Ordre des élus Coën était d'évoquer le Réparateur, comme ils disaient, c'est à dire Jésus-Christ lui-même, en personne. Je crois que c'est là tomber dans une confusion à laquelle peut inciter en effet l'articulation un peu bancale de l'appartenance de l'appartenance à l'église catholique romaine et de l'appartenance à l'Ordre des élus Coën. La Chose n'est pas la personne de Jésus-Christ, la Chose n'est pas un ange d'une classe si élevée soit-elle, et de toute façon, l'homme ne peut pas convoquer les anges des classes les plus élevées. La Chose n'est pas Jésus-Christ, c'est la présence de Jésus-Christ. Vieille notion, présence réelle, que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, la Chékhinah, et qui dans la tradition helléno-juive, ou helléno-chrétienne, prend le nom de Sophia ou Sophie, la Sagesse. J'identifie la Chose – la Chose qui est la Cause – avec cette présence de Dieu, présence de Dieu en Jésus-Christ, qui devient sensible parce qu'avec Jésus-Christ va particulièrement la Sagesse ; la Sagesse de Dieu étant à la fois le Verbe lui-même, mais aussi comme la parèdre du Christ, le Verbe incarné, non pas sa moitié ni une quatrième personne, mais comme son double, mieux son enveloppe, tantôt seule, suffisante au besoin ou précurseur, tantôt concomitante. Cette Chose se manifeste par des signes spécifiques. Il n'est pas toujours facile de savoir... Il n'est pas toujours facile de savoir la présence ni non plus la nature. 
(R. Amadou, « Les vivants et les dieux, symboles et religions », émission de Michel Cazenave, France-Culture, le 4 mars 2000, in Bulletin Martinès de Pasqually, n°10, p 9,) » )

J-M Vivenza « Les élus cöens et le Régime Ecossais Rectifié. »

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