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10/11/2014

La célébration de la nouvelle Alliance

"En fait, depuis le sacrifice de Notre Seigneur sur la croix, les promesses de la vie éternelle sont offertes pour tout homme né de nouveau, c'est-à-dire non selon la chair et le sang, mais en esprit et en vérité. Et, de ce point de vue, la seule autorité, l'unique règle, c'est la loi du Ciel, la Parole révélée du Réparateur, c'est elle seule qui commande et dirige, en substance, les travaux de l'Ordre.

(...) Profondément pénétré par les vérités qu'il aura découvertes pendant ses multiples "voyages", déjà quelque peu dégrossi et surtout nettoyé des principaux vices qui entachaient sa personnalité profane, le frère, s'il persévère et poursuit sérieusement son chemin en conservant son entière confiance envers ceux qui lui serviront de guide alors qu'il était encore dans les ténèbres du monde, commencera à apercevoir, au loin, les lumières qu'il espérait recevoir, et redoublera de fermeté et de volonté pour s'en approcher au plus près. Se sentant, progressivement devenir un étranger dans le siècle auquel il était auparavant si attaché, il verra naître en lui, tout d'abord faiblement puis s'imposant au fil des ans, un étrange sentiment de distance et d'indifférence à l'égard des biens temporels, son âme désireuse et ayant hâte de communier et participer aux réalités surnaturelles.

Quittant, tout au moins symboliquement, le "Camp" qui le retenait captif dans la vallée des ombres, il dirigera ses pas vers le mont du Salut, là où Dieu se montra à Moïse, et il comprendra que la lenteur de l'ascension est liée aux règles qui furent imposés à Adam pour obtenir sa réconciliation après sa brutale éviction de l'Eden. La loi spirituelle du ternaire, des trois temps ou trois niveaux qui commandent à toute chose ici-bas, s'appliquera alors à lui et formera, en son sein comme sous ses pieds, une sainte architecture qu'il pénétrera avec respect et tremblement.

Pour gravir la Sainte Montagne, pour s'approcher de Dieu, l'homme est de la sorte invité à délaisser les choses terrestres, à abandonner les reliquats et les vestiges d'une existance dégradée, mais il doit le faire en respectant les règles imposées par l'Eternel, c'est-à-dire que son trajet, en direction de la Lumière, est contraint d'observer une marche mesurée, une marche rythmée par le principe ternaire, celui là même qui présida à l'édification de la triple enceinte du Temple et qui s'applique pareillement, à l'ascension de tout être souhaitant rencontrer le Seigneur en son coeur."

Jean-Marc Vivenza ( "Le Martinisme, L'Enseignement secret des Maîtres")

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08/11/2014

le réceptacle de l'image de Dieu

 "Les pensées de Dieu sont des pensées créatrices, des pensées d'engendrement, des pensées fécondantes, ceci sans oublier que Dieu «pense» en enfantant son image, et que le reflet, le réceptacle de l'image de Dieu, c'est l'homme, un homme qui voit se multiplier en lui lorsque la pensée de Dieu est pleinement accueillie en son esprit, les sanctifications, les ordinations et les consécrations. 

(...) Chaque être, chaque âme est révélée par la présence de l'image divine dont elle est porteuse, une image qui manifeste le lien de l'âme à l'égard de Dieu, mais pas seulement, car elle exprime l'action de la grâce qui nous fait devenir des enfants de Dieu par l'effet d'une adoption surnaturelle, car l'action de la grâce accorde des secours importants à l'âme, nous permettant de chasser toutes les incertitudes puisque nous sommes guidés par la volonté de la Divinité.
(...) L'annonciation de l'ange suivie de la conception de l'Esprit Saint, surviennent lorsque l'homme, qui doit « servir d'organe et de passage a la Divinité tout entière, s'il veut que son ange jouisse de la paix et des félicités Divines », sait que sa vie n'a de sens que si la perspective de la régénération devient son unique objet, sa seule étoile de lumière, afin que soient tracés en lui « les plans du temple »"

J-M Vivenza

 

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Le Royaume divin n’est pas de ce monde

« Dieu, en sa vérité intrinsèque, n’est pas, formellement parlant, un « Roi céleste », cela c’est du mythe pur, de l’imagerie enfantine simpliste. Dieu est présent, par présence infinie, en tout point de l’espace et du temps, tout en étant, et en cela réside le paradoxe incompréhensible, totalement autre, il est le « Tout Autre », puisque, par son immatérialité, il ne réside en aucun point de ce temps et de cet espace matériels, il ne siège donc pas sur un « trône de gloire » dans les nuages, il est, en son intime substance, un mystère indicible comme le rappelle avec justesse saint Thomas d’Aquin ( + 1274) : «  L’essence divine, par son immensité, surpasse toutes les formes que notre intelligence peut atteindre ; et on ne peut donc pas l’appréhender en sachant ce qu’elle est. » Et c’est pourquoi, le plus haut savoir auquel on puisse accéder en mode religieux, est un savoir « négatif », car si Dieu est illimité, s’il est sans forme et sans corps, en tant qu’il est un pur « Esprit », alors la connaissance que nous pouvons avoir de Lui en notre état de créature, ne peut passer, pour nos intelligences limités, que par une véritable « nuit de l’esprit ».

«  Mais ce « Royaume » est, d’abord et avant tout, le Sanctuaire du ciel, là où se célèbrent les cérémonies éternelles consacrées à chanter la Gloire de Dieu, Temple invisible aux yeux de chair, éloigné des sphères corrompues de ce monde, « Royaume» dont les portes ont été ouvertes par le Divin Réparateur. »

 Jean-Marc Vivenza (« Le culte en « Esprit » de l’Eglise Intérieure », extrait.)

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