Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/01/2015

ce rayon de lumière qui est inné dans l’homme, par lequel seul il peut parvenir jusqu’à son Temple

«  Ces trois états de Cherchant, de Persévérant et de Souffrant sont tellement liés dans l’homme de désir qu’on a cru devoir vous les rappeler ensemble en vous les retraçant par chacun de vos voyages. Les trois voyages dans l’obscurité vous ont figuré la carrière pénible que l’homme doit parcourir, les travaux immenses qu’il a à faire sur son esprit et sur son cœur, et l’état de privation où il se trouve lorsqu’il est abandonné à ses propres lumières. L’épée sur le cœur désigne le danger des illusions auxquelles il est exposé pendant sa course passagère, illusions qu’il ne peut repousser qu’en veillant et en épurant sans cesse ses désirs. Les ténèbres qui vous environnaient vous désignent aussi celles qui couvraient toute chose dans le principe de leur formation. Enfin le guide inconnu qui vous a été donné pour faire cette route vous figure ce rayon de lumière qui est inné dans l’homme, par lequel seul il sent l’amour de la vérité et peut parvenir jusqu’à son Temple. »

 Jean-Baptiste Willermoz, Instruction morale du grade d’Apprenti franc-maçon avec l’explication du cérémonial de Réception, in Rituel du Grade d’Apprenti du Régime Ecossais Réctifié, op.cit.

10455206_354806841333702_7301484513209983637_n.jpg

 

08/12/2014

L’ordination sacerdotale directement dispensée par le Ciel

"L’Arche, il est vrai, rend quasiment palpable la présence de Dieu, elle donne à l’Eternel une place ici-bas qui lui est réservée, elle est un signe sacré de sa sainte Gloire, le symbole de la vie et de la lumière. Mais en premier lieu, elle est l’organe par excellence des grâces, la source de toute sainteté, le réceptacle des bénédictions et, par-dessus tout, l’instrument présidant à « l’ordination » suprême effectuée selon la libre volonté du Très Haut ; elle est l’origine du véritable sacerdoce de celui qui possède les vertus purificatrices de la voie lévitique, celui à qui a été confié le précieux ministère de la Parole, celui qui a bénéficié de la réception surnaturelle des onctions suprêmes.

L’origine du « véritable sacerdoce », qu’est-ce à dire ?  Tout simplement que cette mise en présence avec l’Arche Sainte, lorsqu’elle survient, confère une dimension sacerdotale d’une essence absolument nouvelle et surprenante à celui qui est l’objet, par pure grâce invisible, des bénédictions célestes. Saint-Martin nous explique d’ailleurs, très clairement, comment se déroule la silencieuse cérémonie d’ordination qui voit le nouvel homme, selon un rituel non écrit, dirigé et desservi uniquement par les Anges du Ciel, devenir un prêtre selon les lois de l’invisible Eglise, de « l’Eglise intérieure » qui n’a point d’attaches terrestres : «  Cette même Arche Sainte engagera le grand prêtre de l’ordre de Mélchisédech à te revêtir lui-même de tes habits sacerdotaux qu’il aura bénis auparavant, il te donnera de sa propre main les ordinations sanctifiantes par le moyen desquelles tu pourras, en son nom, verser les consolations dans les âmes. » ( Le Nouvel Homme) 

(…) Le nouvel homme, après être passé par les douleurs de la naissance, après avoir été « régénéré » et béni par Dieu, recevra en son cœur, dans le plus intime secret de son âme, une « sublime onction de nature sacerdotale » qui en fera un prêtre de l’Eternel afin d’administrer les sanctifications du Seigneur. Or, la réception de cette onction, conférant la charge éminente d’administrer les sanctifications destinées au Divin Réparateur, porte un nom particulier, elle est désignée par un mot précis que l’on n’évoque et prononce qu’en tremblant : « ordination ». Et en effet, il s’agit bien à cette étape fondamentale du cheminement de la voie selon l’interne, d’être « ordonné » c’est-à-dire oint et consacré, sans aucune méditation humaine, en tant que prêtre du Saint Nom, de devenir un ministre de l’éternelle Alliance, un être sanctifié, attaché au service sacré de l’autel des parfums, un administrateur de sanctifications du Seigneur.

De fait, nous sommes ici dans le cadre d’une communication absolument originale, d’une nature différente de toutes celles qui sont connues en mode humain, d’une consécration qui ne relève pas de procédés familiers. En réalité, si l’être a modifié son rapport au monde, s’il s’est éloigné des fausses lumières de la trompeuse apparence, il est alors devenu un étranger pour lui-même et pour les autres, il n’est plus dépendant des méthodes temporelles, mais il est, au contraire, sous l’influence d’une opération entièrement divine capable de le changer dans toutes ses facultés.

 Lorsque cette lente régénération s’accomplit, lorsque sont profondément changées, insensiblement, peu à peu, mais profondément, les fibres anciennes qui ligotaient la créature malade et blessée, lorsque s’est levé, en elle, le premier rayon de soleil, lorsque, enfin, est apparue l’initiale aurore de l’éternel astre de la vérité : «  C’est alors que l’homme se trouve être, en esprit et en vérité, le prêtre du Seigneur ; c’est alors qu’il a reçu la vivifiante ordination, et qu’il peut transmettre cette ordination sur tous ceux qui se consacrent au service de Dieu, c’est-à-dire lier et délier, purifier, absoudre, plonger l’ennemi dans les ténèbres et faire revivre la lumière dans les âmes ; car le mot ordination vient du mot ordinaire ordonner, qui veut dire remettre chaque chose à son rang et à sa place ; et telle est la propriété du Verbe éternel qui produit continuellement tout selon le poids, le nombre et la mesure. » ( Le Nouvel Homme)"

J-M Vivenza ( L'Eglise et le Sacerdoce selon L-C de Saint-Martin)

AbrahamMelchizedekTissot.jpg

 

 

04/12/2014

Soulever le voile d’Elias Artista

« Chez Louis-Claude de Saint-Martin, nous parlerons de l'homme ( ou la femme) du torrent, qui devient un homme de désir, pour engendrer le nouvel homme et, finalement, par une redéification, manifester sa nature originelle et finale d'homme-esprit et en assumer le ministère ultime. C'est le même quadrant qui est représenté dans la Tradition arthurienne par les trois Chevaleries du Graal. L'homme ( ou la femme) vulgaire qui, à force de préparation et de mérite, devient Chevalier, est introduit dans une Chevalerie terrestre, puis dans une Chevalerie spirituelle, enfin dans une Chevalerie céleste.

(...) La Cité initiatique, lieu des nécessités restreintes, s’ouvre cependant sur le Jardin initiatique, non-lieu des possibilités infinies. Pour l’initié au Jardin, au cœur de l’Être, au cœur de la plénitude du Vide, ces deux mêmes mondes sont un et ne sont pas.

(…) C’est pourquoi la Rose-Croix, par ses plus anciennes manifestations, est une voie monacale, solitaire. La Rose-Croix est davantage paraclétique que christique. Elle en appelle au Troisième Règne, celui de l’Esprit Saint, ou Libre, le Cinquième Empire de la Tradition lusitanienne. Elle établit l’Eternité, la mort de la mort, plutôt que l’immortalité, toujours relative car inscrite dans un cycle. Si Hély, ou Elie, qui engendra l’Elias Artista, l’ange tutélaire des Rose-Croix, est connu dans la tradition orale par son manteau, c’est que l’initié, dissimulé dans les plis du manteau, dans l’immédiateté, dans l’immobilité, dans la verticalité de l’axe de l’Être, est le méditant parfait, le Soi, immuable déployé à l’ombre du « moi » changeant, le Jardin au cœur de la Cité, qui évoque le Jardin infini de la Nature.

La Confrérie des Jardiniers de la Rose désigne une axiocratie composée de tous ceux qui ont traversé l’Apparence des apparences… »

 Rémi Boyer ( « Soulever le voile d’Elias Artista, la Rose-Croix comme Voie d’Eveil, Une Tradition orale », extrait.)

10609542_725996404139345_6577336351702493439_n.jpg