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14/12/2014

Le feu de l’amour embrasant de Dieu

Le disciple demanda :

 «  Qu’est-ce que l’amour ? Que sont sa force et sa vertu , sa hauteur et sa grandeur ? »

Le maître répondit :

 « Sa vertu c’est le néant.

 «  Sa force est répandue en toutes choses

 « Sa hauteur est aussi haute que Dieu.

 « Sa grandeur est plus grande que Dieu même.

 « Celui qui le trouve, il trouve le néant et il trouve toutes choses.

 Le disciple demanda :

 « Ô mon cher maître, dis-moi comment je dois le comprendre ? »

 Le maître répondit :

 «  J’ai dit que sa vertu, c’est le néant. Tu le comprendras lorsque tu sortiras de toute créature et deviendra un néant de toute nature et de toute créature. Alors, tu seras dans l’Un éternel qui est Dieu même. Alors tu éprouveras la plus haute vertu de l’amour.

 «  J’ai dit aussi : Sa force est répandue en toutes choses. Lorsque le grand amour sera allumé en toi, tu l’éprouveras dans ton âme et dans ton corps. Alors, il  brûlera comme aucun feu. Tu le verras également dans toutes les œuvres de Dieu : comment l’amour s’est répandu en toutes choses, comment il est leur fond le plus intérieur et le plus extérieur. Intérieur pour ce qui est de la force, et extérieur pour ce qui est de la forme.

 (…) « Et j’ai dit ensuite : Celui qui le trouve, il trouve le néant et il trouve toutes choses, et cela aussi est vrai. Car il découvre un abîme qui est au-delà de la nature et au-delà des sens, où il n’y a aucun lieu où il puisse habiter, et il ne voit rien qui lui soit semblable. On ne peut le comparer à rien, car il n’est rien d’aussi profond. Il est à toutes choses comme un néant, car on ne peut le saisir. Parce qu’il n’est rien, il est libre de toutes choses. Il est le bien unique, dont on ne peut dire ce qu’il est.

«  J’ai dit enfin : Celui qui le trouve, il trouve toutes choses, et cela est vrai. Il a été le commencement de toutes choses et il les domine toutes. 

 « Si tu le trouves, tu accèdes à ce fond d’où toutes choses sont venues et en quoi elles demeurent. Tu es en lui un roi qui règne sur toutes les œuvres de Dieu. »

 « Là où le chemin est le plus rude, vas-y.

« Ce que le monde rejette, prends-le.

« Ce que monde fait, ne le fais pas.

« Marche en toutes choses à l’opposé du monde, ainsi tu prendras le plus court chemin vers l’amour de Dieu. »

 « Aucune bouche ne pourra jamais nommer ce qu’est le feu de l’amour embrasant de Dieu, plus blanc que le soleil et plus doux qu’aucun miel, plus puissant qu’aucune nourriture et aucun breuvage et plus aimable que toute joie de ce monde.

« Celui qui l’obtient est plus riche qu’aucun roi de la terre, plus noble qu’aucun empereur, plus fort qu’aucune puissance. »

 Jakob Böhme ( «  De la vie au-delà des sens », extraits )

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