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08/11/2014

Le Royaume divin n’est pas de ce monde

« Dieu, en sa vérité intrinsèque, n’est pas, formellement parlant, un « Roi céleste », cela c’est du mythe pur, de l’imagerie enfantine simpliste. Dieu est présent, par présence infinie, en tout point de l’espace et du temps, tout en étant, et en cela réside le paradoxe incompréhensible, totalement autre, il est le « Tout Autre », puisque, par son immatérialité, il ne réside en aucun point de ce temps et de cet espace matériels, il ne siège donc pas sur un « trône de gloire » dans les nuages, il est, en son intime substance, un mystère indicible comme le rappelle avec justesse saint Thomas d’Aquin ( + 1274) : «  L’essence divine, par son immensité, surpasse toutes les formes que notre intelligence peut atteindre ; et on ne peut donc pas l’appréhender en sachant ce qu’elle est. » Et c’est pourquoi, le plus haut savoir auquel on puisse accéder en mode religieux, est un savoir « négatif », car si Dieu est illimité, s’il est sans forme et sans corps, en tant qu’il est un pur « Esprit », alors la connaissance que nous pouvons avoir de Lui en notre état de créature, ne peut passer, pour nos intelligences limités, que par une véritable « nuit de l’esprit ».

«  Mais ce « Royaume » est, d’abord et avant tout, le Sanctuaire du ciel, là où se célèbrent les cérémonies éternelles consacrées à chanter la Gloire de Dieu, Temple invisible aux yeux de chair, éloigné des sphères corrompues de ce monde, « Royaume» dont les portes ont été ouvertes par le Divin Réparateur. »

 Jean-Marc Vivenza (« Le culte en « Esprit » de l’Eglise Intérieure », extrait.)

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