Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/11/2014

La Voie Royale de la Religion Véritable

1601109_10152269349635934_476205420_n.jpg

Pourtant existe bien, selon Saint-Martin, une possibilité d’éviter les désordres occasionnés par une religion dégradée et dévoyée, il y a véritablement, pour ceux qui décident de tourner leur regard v ers l’intérieur d’eux-mêmes, une capacité offerte à chacun de voir s’éclairer en nous, les mystères touchant à notre origine, de comprendre en quoi consiste le culte vrai que l’homme a à célébrer et comment il doit l’accomplir. Telle est la route de l’esprit, la voie royale de la religion véritable et, chose surprenante, loin de considérer que la multiplicité des formes religieuses démontre l’incohérence de Dieu, elle apparaîtra alors comme la preuve éclatante de l’universalité de la Sagesse divine capable d’illuminer et transformer le cœur de chaque homme venant en ce monde, là où il se trouve, et faire éclore en lui la « brillante lumière » manifestant la « Sainte Présence » qui doit être conservée et vivre dans la secrète chambre de l’âme :

« Quelle est donc la route que l’esprit de l’homme doit prendre pour sortir de cet état désordonné et dévoué à l’incertitude ? C’est celle qu’il découvrirait presque sans effort, s’il tournait ses regards sur lui-même. Une considération attentive de notre être, nous instruisant sur la sublimité de notre origine : et sur notre dégradation : elle nous ferait reconnaître autour de nous et dans nous-même, l’existence des vertus suprêmes de notre Principe ; elle nous convaincrait qu’il a été nécessaire que ces vertus supérieures se présentassent à l’homme visiblement sur la terre, pour le rappeler aux sublimes fonctions qu’il avait à remplir dans son origine ; elle nous démonterait la nécessité d’un culte, afin que la présence de ces vertus ne fût point sans efficacité pour nous. Nous suivrions les traces de ces vérités dans toutes les institutions religieuses ; et loin que la variété de ces inscriptions dût nous faire douter de la base sur laquelle elles reposent, nous rectifierons par la connaissance de cette base, tout ce qu’elles peuvent avoir de défectueux ; c’est-à-dire que nous rallierions dans notre pensée ces vérités éparses mais impérissables, qui percent au travers de toutes les doctrines et de toutes les sectes de l’Univers. Nous élevant ainsi de vérités en vérités , avec le secours d’une réflexion simple , juste et naturelle, nous remonterions jusqu’à la hauteur d’un type unique et universel, d’où nous dominerions avec lui sur tous les agents particuliers et physiques qui lui furent subordonnés, parce qu’étant le flambeau vivant de toutes les pensées et de toutes les actions des êtres réguliers, il peut répandre à la fois la même lumière dans toutes les facultés de tous les hommes. Et c’est là cette brillante lumière que l’homme peut faire éclater en lui-même , parce qu’il est le mot de toutes le énigmes, la clef de toutes les religions et l’explication de tous les mystères. Mais, oh homme ! lorsque tu seras arrivé à cet heureux terme, si tu es sage, tu garderas ta science dans ton cœur. » ( Tableau Naturel, XX.)

 

 

( Jean-Marc Vivenza, L’Eglise et le Sacerdoce selon Louis-Claude de Saint-Martin, p.174-175)

Les commentaires sont fermés.