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16/08/2014

Louis-Claude de Saint-Martin, Prière II

 

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"J'irais vers toi, Dieu de mon être; j'irai vers toi, tout souillé que je suis; je me présenterai devant toi avec confiance. Je m'y présenterai au nom de ton éternelle existence, au nom de ma vie, au nom de ta sainte alliance avec l'homme; et cette triple offrande sera pour toi un holocauste d'agréable odeur sur lequel ton esprit fera descendre son feu divin pour le consumer et retourner ensuite vers ta demeure sainte, chargé et tout rempli des désirs d'une âme indigente qui ne soupire qu'après toi. Seigneur, Seigneur, quand entendrai-je prononcer au fond de mon âme, cette parole consolante et vive avec laquelle tu appelle l'homme par son nom, pour lui annoncer qu'il est inscrit dans la milice sainte et que tu veux bien l'admettre au rang de tes serviteurs? Par la puissance de cette parole sainte, je me trouverai bientôt environné des mémorials éternels de ta force et de ton amour, avec lesquels je marcherai hardiment contre tes ennemis, et ils pâliront devant les redoutables tonnerres qui sortiront de ta parole victorieuse. Hélas, Seigneur, est-ce a l'homme de misère et de ténèbre a former de pareils voeux et a concevoir de si superbes espérances ! Au lieu de pouvoir frapper l'ennemi, ne faut-il pas qu'il songe lui-même a en éviter les coups? Au lieu de paraître, comme autrefois, couvert d'armes glorieuses, n'est-il pas réduit comme un objet d'opprobre, a verser des pleurs de honte et d'ignominie dans les profondeurs de sa retraite, n'osant pas même se montrer au jour? Au lieu de ces chants de triomphe qui autrefois devaient le suivre et accompagner ses conquêtes, n'est-il pas condamné a ne se faire entendre que par des soupirs et par des sanglots? Au moins, Seigneur, fais-moi une grâce, c'est que toutes les fois que tu sonderas mon coeur et mes reins, tu ne les trouves jamais vides de tes louanges et de ton amour; je sens, et je voudrais ne jamais cesser de sentir, que ce n'est point assez du temps entier pour te louer; et que, pour que cette oeuvre sainte soit accomplie d'une manière qui soit digne de toi, il faut que tout mon être soit saisi et mu par ton éternité; permets donc, o Dieu de toute vie et de tout amour, permets a mon âme de chercher a fortifier sa faiblesse dans ta puissance; permets-lui de former avec toi une ligue sainte qui me rende invisible aux yeux de mes ennemis, et qui me lie tellement a toi par les voeux de mon coeur et du tien, que tu me trouve toujours aussi ardent et aussi empressé pour ton service et pour ta gloire, que tu l'es pour ma délivrance et pour mon bonheur" 
L-C de Saint-Martin ( Prières, II).

06/08/2014

Yogâcâra, une voie d'Eveil Bouddhiste

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« Nous vivons donc pendant le cours de nos brèves existences, si nous suivons attentivement le raisonnement des docteurs Yogâcâra, dans une sorte de théâtre, de monde virtuel ou spéculaire, construit suivant des schémas mentaux , des modélisations arbitraires, qui nous rivent malheureusement, de par la capacité attractive de l’attachement et du désir, ainsi que de par la force répulsive de la crainte et de la peur, à de véritables fantômes, à des ombres passagères dont nous subissons constamment la dure et inflexible loi dominatrice.

« Loin donc de représenter un exercice auxiliaire, la discipline de la conscience, la discrimination de l’esprit proposée par le Yogâcâra, est, sans aucun doute, d’un intérêt vital permettant et autorisant l’être à se diriger vers l’Eveil, en lui fournissant un outil efficace capable de lui faire traverser de nombreux territoires inexplorés, de lui faire découvrir d’étonnantes vérités non encore décelées et, surtout, de lui donner les clés de la compréhension cachée de ce que l’on considère comme étant le « réel », de manière à ce qu’il soit permis d’écarter l’épais et pesant voile d’obscurité qui obstrue la vue juste et la claire pensée, de dissiper, enfin, les fausses certitudes qui le rivent tragiquement aux illusoires impressions du monde extérieur, en le rendant esclave et victime d’une conscience erronée, d’une conscience aliénée et assujettie »

J-M Vivenza « Tout est Conscience, une voie d’éveil bouddhiste »

Les Rose+Croix véridiques, par Sédir

« Ceux-là seuls qui accomplissent la fonction cosmique dont nous venons de parler ont droit au titre de Rose-Croix. Mais qui pourra dire ce que sont ces êtres, dans le tréfonds de leur personne ? ( Il importe de se rappeler que la Rose-Croix manifestée n’est qu’une partie, un reflet de la Rose-Croix totale). Il est des âmes qui sont unies par le véritable amour, qui ne nourrissent le feu intérieur que par le sacrifice, qui, sans cesse s’élèvent au-dessus du matériel, de l’extérieur et même de l’Humain. Ces âmes royales reçoivent en récompense, le don miraculeux de la Présence réelle. Leurs corps seraient-ils séparés de toute la largeur du Zodiaque, de toute la longueur des siècles, leurs intelligences seraient-elles divergentes, ces âmes demeurent ensemble, Tels furent les véritables Rose-Croix. »

 Sedir

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