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25/06/2016

Sur la Structure Hiérarchisée de la Réalité Ontologique et la notion de Résurrection majeure en tant que retour à l’Origine.

nuralishah.jpgNûr ‘Alî-Shâh (Ni'matullāhī tariqa), sur la Structure Hiérarchisée de la Réalité Ontologique et la notion de Résurrection majeure en tant que retour à l’Origine.

 Michel de Miras, à propos de la méthode spirituelle d’un maître du Soufisme iranien, Nûr ‘Alî-Shâh

 « Pour être plus exact, il faudrait représenter l’Univers comme une sphère en constante création par effusion divine, et cependant en équilibre stable par le fait du Retour ( ma’âd) vers Dieu. Corrélativement à l’édification de la structure hiérarchisée, il y a passage de « l’éternité pré-éternelle » à l’éphémère, autrement dit de l’intemporel au temporel. Chaque entité comporte une « signification » ou existence, à laquelle vient s’unir une « forme » ou quiddité ; cette dernière, parce qu’elle a été l’objet d’une création, est susceptible d’une régression, d’une destruction, elle se situe dès lors dans une catégorie temporelle. On pourrait considérer la « quiddité-forme » comme un accident d’existence ou contingence.

Enfin, lorsque les « formes » deviennent les moins subtiles et, par conséquent, sensibles, tangibles, il y a passage du non-spatial au spatial ; ceci concerne le monde du nasût, celui du relatif. Ce dernier peut être considéré comme synthétisant l’ensemble du cosmos : «  il est à la fois éternel, spirituel et sensible » ( I.312.).

Il en résulte qu’entre le plan supérieur et le plan inférieur, il y a une homologie ontologique ; à l’Adam macrocosmique, il corresponds un Adam microcosmique qui en est une reproduction et comme un miroir fidèle.

(…) par sa constitution spirituelle, l’homme est une image réduite de Dieu et comporte les « significations » ou modalités de l’Absolu. Par sa constitution matérielle l’homme est alors, en quelque sorte, l’image négative et contingente de la première ; dans ce sens il est opposé à Dieu, étant Révélation dans le sensible (I.330.). De même que les plans miroirs dont il est question, l’Adam microcosmique présente deux faces, l’une étant illuminée par la lumière venant d’en haut et l’autre reflétant le monde de la pure matérialité. A l’unité-pluralité divine répond une pluralité-unité de l’homme. »

 « La Cause Finale explique pourquoi à partir de l’homme, qui est l’aboutissement de la création, s’effectue un mouvement inverse de retour vers Dieu. C’est un retour à l’origine ( ma’âd), arc de remontée ontologique qui contrebalance l’arc de descente et ferme le cycle de l’existence. L’origine des mondes et le premier Point, qui étail l’aube du livre du monde invisible et visible. Tous y retourneront, allant à sa recherche, ils s’y intégreront et disparaîtront. ( III.97-98).

(…) Dans cette remontée vers la Cause Finale, le processus involutif est l’inverse de celui de la création. Le jeu d’opposition des deux « forces » complémentaires se poursuit, mais le résultat se solde par un retour vers l’origine ( mabdâ).

(…) L’effet de cette conception est l’extension de la notion de « résurrection » depuis le phénomène de perception de l’Invisible jusqu’à la « destruction de toutes choses en Dieu ». C’est ce qui explique pourquoi « à chaque instant et heure une résurrection est révélée de l’Invisible » ( I.481.)

(…)Le cinquième degré, enfin, est la Résurrection majeure «  qui sera la destruction de toutes choses » ( I.491.). Pour Nûr ‘Alî-Shâh c’est la dernière étape de la création et non pas seulement la transfiguration du monde par rapport à l’âme. La Résurrection majeure fait remonter tout le crée, par la voie qu’il avait suivie dans l’arc descendant, jusqu’à son point final. En ce jour, la création, qui est « myriade de points se multipliant » retournera à sa propre origine. L’origine de ces séries infinies de mondes,

…est le Premier Point qui était l’aube du monde invisible et visible.

Tous y retourneront ; allant à sa recherche, ils s’y intégreront et disparaîtront. Soudain, le Point aussi s’évanouira, il n’en restera ni le nom, ni même une trace.

Espace, ligne, surface, point qui existent, qui sont apparents avec tous leurs contrastes disparaîtront dans le Nil de la Colère Divine ( III.96-101).

(…) Dieu se fera visible, il dissoudra tout en lui-même.

Hormis Dieu, personne ne subsistera et, Seul, Dieu demeurera par Lui-même ( I.492-493.).

Et Nûr ‘Alî-Shâh de rappeler le verset coranique XXVIII.58. : « Toute chose périra à l’exception de sa Face » ( III.102.).

L’anéantissement du cosmos est un événement objectif, réel, qui ferme un cycle définitif, mais c’est un anéantissement en Dieu, non une dissolution pure et simple. Voilà le sens véritable de la Résurrection majeure. En tant qu’annihilation en Dieu cette Résurrection majeure est réalisable par l’être humain à travers la Résurrection intermédiaire qui est mort ( fanâ) et permanence en Dieu ( baqâ’). C’est ce vers quoi tend le soufi, bien que par son détachement il ne soit plus préoccupé par le soucis de la Résurrection ( I.724-725.). Ce mode de participation à la Résurrection majeure se présente comme une transmutation de la réalité perçue, et accession aux mondes spirituels par transfiguration de l’âme humaine. Grâce à la mort avant la mort, l’âme du gnostique passe d’un plan à l’autre, conformément à la structure spirituelle des intermondes, pour parvenir à se résorber en Dieu. »

Michel de Miras "La méthode spirituelle d'un maître du Soufisme iranien NUR ALI-SHAH" ( Tête de Feuilles, Sirac.)

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18/01/2016

Emanation et Création selon la doctrine de Martines de Pasqually, par Rémi Boyer

 « Pour Martines de Pasqually, Dieu est immensité divine, un « lieu-état », le lieu même de Dieu, inaccessible si ce n’est à Dieu lui-même. Cependant si Dieu est immensité divine, il a aussi une immensité divine. Cette immensité est constituée des êtres émanés par Dieu. Cette émanation de purs esprits est action divine, acte d’amour très exactement. L’émanation caractérise la non-dualité observable tandis que la création caractérise la dualité, observable par définition. Les êtres émanés sont éternels en Dieu au sein duquel ils étaient présents avant leur émanation, tandis que les êtres crées sont inscrits dans la temporalité, la causalité, le jeu du sujet et de l’objet.

(…) L’émanation est sans objet et sans objectif. Il s’agit d’une célébration dans la félicité de la gloire, de la beauté, de la liberté de Dieu. La création, elle, obéit à des règles nées de la séparation. Elle a un commencement et une fin tandis que l’émanation est infinie. La création a et est une histoire tandis que l’émanation est un ordre naturel, une harmonie sublime ne nécessitant ni intervention ni ajustement. Au sein de l’émanation, les différences ne permettent pas la comparaison tant elles révèlent l’unité, la totalité. Tout au contraire, la création suscite la comparaison et la hiérarchisation au sein d’une multiplicité.

Jean-Baptiste Willermoz indique que l’immensité divine, « est le séjour de l’unité éternelle qui la remplit de sa Splendeur et de sa divine Lumière, qui en est le Centre, la circonférence et le tout. C’est de ce centre incompréhensible que Dieu voit tout, connaît tout, prévoit tout, embrasse tout, dirige et gouverne toutes choses par sa Volonté, par sa Sagesse, par sa Providence , et commande souverainement par son Verbe tout puissant. »

(…) L’émanation se caractérise par la multiplicité dans l’unité. »

 Rémi Boyer, Le Régime Ecossais Rectifié, de la Doctrine de la Réintégration à l'Imago Templi, extrait.

 

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26/12/2015

La divine liturgie dans le Sanctuaire du cœur

« De quoi se compose le « médicament » qu’il nous faut prendre ?

Il contient trois substances :

_1°) l’examen de soi-même ;

_2°) la consécration

_3°) la communion

 Ce n’est que dans ces conditions, et dans ces conditions seulement, que l’âme pourra alors, un jour lorsqu’elle en sentira le temps venu et qu’une sorte d’évidence se sera faite en son esprit en s’imposant à elle, telle une nécessité surnaturelle en s’approchant avec respect et révérence de son autel secret, dresser la nappe blanche sur laquelle doit se dérouler la divine liturgie céleste, en l’entourant des flambeaux lumineux, et, faisant monter son encens par la prière et l’invocation, procéder à la célébration de la divine liturgie de l’Eglise intérieure dans le Sanctuaire invisible. »

JMV « La divine liturgie dans le Sanctuaire du cœur »

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